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Jean-Yves Le Gall, PDG d'Arianespace : " Il faut toujours avoir un coup d'avance"

Les programmes spaciaux européens semblent relancés

Les programmes spaciaux européens semblent relancés - -

Invité de BFM Business, jeudi 22 novembre, le patron d'Arianespace a commenté l'accord de la veille entre Européens sur l'avenir de la coopération spatiale et précisé les perspectives de son groupe.

Au lendemain d'un accord entre la France et l'Allemagne sur l'avenir du lanceur européen de satellites, Ariane, Jean-Yves Le Gall, le PDG d'Arianespace, est intervenu ce 22 novembre sur BFM Business pour se féliciter de cet accord quelque peu surprise, même s'il s'agit d'un compromis. "Le compromis, c'est la seule façon de faire avancer la machine européenne", a-t-il lancé.

"C'est la preuve que les Européens ont foi dans l'Europe spatiale. A chaque lancement d'Ariane, on se sent fier d'être européen", a-t-il ajouté. D'autant que les 20 membres de l'Agense spatiale européenne (ESA) ont accepté de mettre 10 milliards d'euros sur la table au moment même où les chefs d'Etats de l'UE se déchirent à Bruxelles à propos du budget de l'UE pour les années 2014-2020.

Alors que le lanceur actuel, Ariane 5, a engrangé 52 succès consécutifs, Jean-Yves Le Gall a justifié la décision de mettre en route un nouveau lanceur, Ariane 6, pour la prochaine décennie. "Alors qu'il existe six puissances spatiales concurrentes à travers le monde, il faut toujours avoir un coup d'avance", a-t-il expliqué.

Il a rappelé que les clients d'Ariane se recrutaient sur tous les continents. Arianespace va ainsi signer dans quelques jours un nouveau contrat avec une société américaine pour le lancement d'un satellite. Les Japonais, de leur côté, ont préféré le lanceur européen à un Chinois.

L'Europe spatiale, c'est aussi 10 000 emplois, dont la moitié en France, sans compter les 1 500 situés en Guyane d'où est lancé Ariane, a rappelé le PDG d'Arianespace. Selon lui, pour un emploi direct, ce sont 20 emplois qui sont induits.

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