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Facebook déclare la guerre au business des faux "like"

Facebook indique que les procès contre les vendeurs de faux "like" lui ont déjà rapporté 2 milliards de dollars.

Facebook indique que les procès contre les vendeurs de faux "like" lui ont déjà rapporté 2 milliards de dollars. - Karen Bleier - AFP

Le réseau social a fait savoir dans un communiqué qu'il redoublait d'efforts pour combattre les opérateurs proposant de vendre des "faux" like sur les pages des entreprises. Selon le réseau social, ces pratiques font bien plus de mal que de bien aux sociétés.

Facebook intensifie sa croisade contre les vendeurs de faux "like", ces sites qui proposent de grossir artificiellement le nombre de personnes aimant la page d'une entreprise ou d'une marque.

Dans une note publiée sur le blog "Facebook for business", samedi 4 octobre, Matt Jones, un ingénieur de l'entreprise, explique pourquoi le réseau social adopte un ton agressif.

"Nous avons de fortes raisons pour nous en prendre aux mauvais acteurs qui se cachent derrière les faux 'like', car les entreprises et les personnes qui utilisent notre plateforme veulent de vrais interactions et des résultats, pas des fakes", explique-t-il.

Il juge que ces spammeurs n'"ont qu'un objectif: prendre l'argent sans proposer aucune valeur en retour. Ils génèrent de l'argent en promettant et générant des 'like' aux administrateurs de page Facebook qui, typiquement, ne comprennent pas que ces faux 'like' ne les aideront pas à parvenir à leurs objectifs professionnels".

2 milliards de dollars en procès

Une rapide recherche Google permet d'identifier de nombreux sites proposant effectivement d'acheter des quantités importantes de "like" sur votre page, proposant par exemple 35 dollars pour 5.000 unités ou encore 10.000 like "ciblés" pour 750 dollars.

Facebook rappelle que ces sites créent, en fait, de faux comptes ou piratent des comptes existants.

"Etant donné que ces opérations frauduleuses sont motivées financièrement, nous déployons tout notre énergie pour que cette activité soit moins profitable", écrit Matt Jones.

Il décrit ainsi tout l'arsenal mis en place pour lutter contre ce "marché noir" du like: des algorithmes susceptibles de détecter les comportements frauduleux, le blocage de comptes Facebook, ou encore la limitation du nombre de "like" par compte.

Mais au-delà de la technologie, il est une arme qui pourrait dissuader encore plus les acteurs de ce marché: les procès. "Nous avons obtenu près de 2 milliards de dollars dans des jugements légaux contre les spammeurs, et nous utiliserons cette arme autant que possible pour rappeler aux potentiels contrevenants que nous sommes prêts à riposter pour empêcher les abus sur notre plateforme", prévient ainsi Matt Jones.

Julien Marion