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Elon Musk tacle Apple… puis se reprend

Pour Elon Musk, Apple est tout à la fois "le cimetière de Tesla"  et une "super entreprise".

Pour Elon Musk, Apple est tout à la fois "le cimetière de Tesla" et une "super entreprise". - Lucy Nicholson - Reuters

Le patron de la marque de voiture électrique haut de gamme, qui s'était un peu lâché dans une interview en se moquant d'Apple, semblait se raccrocher aux branches un peu plus tard en twittant qu'il ne "hait pas" la marque.

Regretterait-il un franc parler pourtant rafraîchissant quand il émane de la très policée Silicon Valley? Elon Musk, le patron et fondateur de Tesla, semble penser qu'il a été un peu loin dans ses propos concernant Apple, et twittait vendredi combien la compagnie était "super" et ses employés "talentueux".

Des déclarations qui détonnent avec les citations que lui prêtait le Handelsblatt vendredi. Interrogé sur le projet de voiture électrique mené par Apple, le patron du constructeur de voitures propres de luxe aurait déclaré au journal allemand n'être nullement inquiet: Apple "n'embauche que des gens que nous virons. En interne, on se moque et on appelle Apple 'le cimetière de Tesla'", se gaussait le milliardaire. Des propos qui ont suscité nombre de réactions outrés et incendiaires sur les réseaux sociaux.

Quelques heures plus tard, le ton passe de l'acide au sucré sur Twitter. Elon Musk écrit : "Je ne déteste pas Apple. C'est une super entreprise, où travaillent un tas de gens talentueux. J'adore leurs produits et je suis ravi qu'ils travaillent sur une voiture électrique".

Le golden boy brosse également les concepteurs de l'Apple watch dans le sens du poil. Celui qui déclarait dans le journal allemand que les voitures sont des produits "autrement plus complexe que des téléphones ou des montres", dit un peu plus tard sur Twitter que "concernant la montre, Jony (Jonathan Ive, VP d'Apple et responsable du design) et son équipe ont créé un beau design, mais sa fonctionnalité n'est pas encore au point. Elle le sera à la troisième version".

Faut-il comprendre que dans la Silicon Valley, lorsqu'on est Tesla et que les géants Apple et Google s'intéressent de plus en plus à l'automobile, manier le sarcasme n'est pas la stratégie judicieuse? Un certain Steve Jobs ne s'en privait pourtant pas en son temps…

N.G.