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Club Med: qui est Andrea Bonomi, l'homme qui malmène l'OPA?

L'OPA du Club Med est de plus en plus compromise.

L'OPA du Club Med est de plus en plus compromise. - -

Ce financier italien pourrait prendre le contrôle de la société et faire ainsi avorter l'offre publique de rachat initié par Ardian et Fosun. L'Autorité des marchés financiers a, en tout cas, demandé ce 23 mai à Andrea Bonomi de clarifier ses intentions.

L'OPA sur le Club Med est plus que jamais menacée. L’investisseur italien Andrea Bonomi déjà premier actionnaire chercherait désormais à monter non loin des 30% du capital. Il assure qu’il ne veut pas prendre le contrôle de la société. Dans son entourage pourtant, on n'exclue rien.

L'Autorité des marchés financiers a, en tout cas, demandé à Andrea Bonomi et à sa société Strategic Holdings de clarifier leurs intentions. Le régulateur a ainsi repoussé au 6 juin l'OPA du chinois Fosun et du français Ardian.

Mais qui est véritablement ce trouble-fête? Héritier d’une riche famille d’industriels Milanais, Andrea Bonomi, 49 ans, a fait ses classes dans de grandes banques d’affaires comme Lazard. Très tôt en 1990, il fonde Invest industrial, sa propre société d’investissement qui va se spécialiser dans le rachat d’entreprises de tailles moyennes.

Un proche du secteur bancaire

L’homme a multiplié les coups d’éclats ces cinq dernières années. Il a notamment repris Ducati, revendu ensuite à Audi, il a pris le contrôle du constructeur anglais Aston Martin.

Et puis autre acquisition dans le luxe: les parfums Atkinson. Auparavant, il avait investi dans des parcs de loisirs en Italie ou à Port Aventura en Espagne. Il avance d’ailleurs cette expérience pour justifier son intérêt dans le Club Med.

Andra Bonomi est aussi très proche du secteur bancaire. Il a été l’un des principaux actionnaires de la Banca Popolare di Milano. Une participation dont il s’est finalement séparé début 2014 en faisant une belle plus-value. Invest industrial possèderait aujourd’hui un portefeuille d’actifs de près de 3 milliards d’euros.

Vincent Giraldo