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SAM: "pas d'offre crédible" de reprise, juge Le Maire qui appelle Renault à accompagner les salariés

Salariés de la SAM (Société Aveyronnaise de Métallurgie)le 10 mars 2021 à Viviez, dans l'Aveyron

Salariés de la SAM (Société Aveyronnaise de Métallurgie)le 10 mars 2021 à Viviez, dans l'Aveyron - Lionel BONAVENTURE © 2019 AFP

Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a jugé qu'il n'y avait pas d'offre de reprise crédible et solide pour le sous-traitant aveyronnais SAM de Renault.

Renault a refusé de soutenir le projet de reprise de son sous-traitant aveyronnais SAM (350 salariés) par un de ses ex-patrons, estimant qu'il "ne présente pas les conditions de pérennité et de sécurité nécessaires", a indiqué mardi le groupe automobile.

Un constat que semble partager Bruno Le Maire, qui s'est exprimé sur le sujet mercredi. "Il n'y a pas d'offre crédible pour la reprise de SAM", a constaté le ministre de l'Economie. Bruno Le Maire appelle Renault, grand donneur d'ordre du site aveyronnais, à être "exemplaire" dans l'accompagnement des salariés.

"On s'est battu comme pour chaque site industriel" et "s'il y avait aujourd'hui une offre de reprise qui soit vraiment solide (...) nous l'aurions imposée d'une manière ou d'une autre, ça n'est pas le cas", a assuré le ministre sur franceinfo, au lendemain du refus de Renault de soutenir le projet de reprise de la fonderie aveyronnaise, qui emploie 350 salariés.

"Pour les salariés de la SAM, c'est extrêmement dur"

"Le tribunal décidera vendredi (d'une éventuelle liquidation judiciaire). Moi ce que j'attends de Renault comme actionnaire de Renault, c'est un comportement exemplaire vis-à-vis des salariés, parce que pour le bassin d'emploi de Decazeville c'est dur, pour les salariés de la SAM, c'est extrêmement dur", a affirmé Bruno Le Maire.

"Ca veut dire des reclassements, ça veut dire de l'accompagnement, ça veut dire de la formation, ça veut dire que Renault qui a des dizaines d'autres sites de production doit accompagner chaque salarié pour qu'il retrouve un emploi et une porte de sortie qui soit digne", a-t-il ajouté.

Dans son communiqué de mardi, Renault avait assuré qu'il poursuivrait "le dialogue avec les salariés de SAM afin de leur proposer des solutions alternatives d'emploi au sein du Renault Group".

Reprise en 2017 par le groupe chinois Jinjiang, la Société aveyronnaise de métallurgie, installée à Viviez sur les hauteurs de Decazeville, avait été placée en redressement judiciaire le 10 décembre 2019, puis, le 16 septembre dernier, en liquidation judiciaire avec prolongation d'activité jusqu'au 10 décembre.

Après avoir déposé une première offre en juillet, le chef d'entreprise Patrick Bellity avait adressé jeudi dernier une lettre d'intention en vue de la reprise de cette fonderie, un courrier accompagné de lettres de soutien de l'État et de la région Occitanie. Mais il fallait également que Renault, dernier client, s'engage sur "un plan de charge défini" avant mercredi, selon la région.

P.D. avec AFP