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Retraites: Pierre Gattaz s'en prend de nouveau au compte pénibilité

Pierre Gattaz a tenu sa première conférence de presse mensuelle depuis son élection à la tête du Medef, en juillet dernier.

Pierre Gattaz a tenu sa première conférence de presse mensuelle depuis son élection à la tête du Medef, en juillet dernier. - -

Qualifiant la réforme des retraites d'occasion "totalement manquée", le président du Medef a encore une fois critiqué, ce mardi 17 septembre, son volet pénibilité qui "ouvre une boîte de Pandore". Selon lui, ce sujet doit être traité au sein des entreprises.

Pour sa première conférence de presse mensuelle depuis son accession à la tête du Medef, Pierre Gattaz n'a pas manqué l'occasion de tacler le gouvernement.

Ce mardi 17 septembre, le successeur de Laurence Parisot a ainsi qualifié le projet de réforme des retraites du gouvernement d'"occasion totalement manquée" et prédit qu'il y avait de fortes chances "de se retrouver dans deux ans à retravailler le sujet".

Pierre Gattaz craint "le syndrome 35 heures"

Pierre Gattaz s'est dit fortement inquiet vis-à-vis du volet "pénibilité" de la réforme, visant à permettre aux salariés exerçant des métiers pénibles de se reconvertir ou partir plus tôt à la retraite. Créer un compte pénibilité, c'est "ouvrir une boîte de Pandore de façon improvisée", a-t-il répété à plusieurs reprises.

Il a également affirmé être "abasourdi" par le chiffre, avancé par la ministre des Affaires sociales Marisol Touraine, que les métiers pénibles puissent "concerner 20% des salariés".

Dans la tête des salariés, cela envoie le message "que le travail est pénible", "nous avons très peur que ce soit le syndrome des 35 heures de l'an 2000 avec des effets sur la compétitivité énormes", a-t-il ajouté.

La retraite "'n'a rien à voir avec la pénibilité", "ce sujet (de la pénibilité, NDLR) doit être traité indépendamment par les partenaires sociaux, dans les branches, dans les entreprises", a estimé le patron des patrons.

Y. D.