BFM Business
Entreprises

Renault et Airbus s'allient pour concevoir la batterie électrique du futur

D'après des informations du Parisien, l'avionneur et le constructeur automobile ont signé un accord afin de développer une batterie solide destinée aux voitures électriques et à de futurs avions hybrides.

Renault et Airbus ont signé un accord de recherche et de développement pour concevoir une batterie solide destinée aux voitures électriques et à de futurs avions hybrides, rapporte Le Parisien mardi sur son site internet. "Renault va nous apporter son expérience dans l’électrification et les batteries", indique au quotidien Sabine Klauke, directrice de l'ingénierie d'Airbus. "Nous ne sommes pas concurrents directs, cela nous permet d'avancer ensemble", ajoute son homologue chez Renault Group, Gilles Le Borgne.

Faire l'économie des "sarcophages"

Le Parisien précise que l'avionneur et le constructeur automobile vont partager leurs connaissances sur l’électrification et faire travailler ensemble leurs ingénieurs pour bâtir une batterie solide, censée permettre des gains de coûts et de poids, tout en disposant d'une capacité plus élevée. "Le problème actuellement est que l’électrolyte, qui fait la liaison entre le pôle moins et le pôle plus, est liquide, explique le représentant de Renault Group. Cela entraîne un risque de combustion qui nous oblige à mettre en place des contremesures efficaces et sûres mais coûteuses."

Afin de limiter ce risque en cas d'accident et de choc, Renault construit donc des "sarcophages" autour des batteries mais ceux-ci peuvent peser jusqu'à 20% du coût de la batterie. "Si nous l’enlevons, le prix d’une voiture électrique pourrait baisser à terme pour le particulier, et elle pourrait gagner en autonomie", indique Gilles Le Borgne. Du côté d'Airbus, la suppression de ce sarcophage permettrait "d'utiliser l'électricité des batteries pour autre chose que le cockpit et les cabines durant le vol" selon Sabine Klauke.

Un Paris-Marseille sans recharge ou un décollage 100% électrique

La "batterie nouvelle génération" pourra délivrer plus de 1.000 watts/litre contre environ 700 actuellement, soit un gain de 30 à 40% en capacité énergétique. "L’idée serait de concevoir des véhicules capables de traverser la France, de Paris à Marseille, sans avoir besoin de recharger", souligne Gilles Le Borgne.

"Nous pourrons alors envisager de réaliser un décollage 100 % électrique et de recharger les batteries pendant le vol", précise Sabine Klauke.

Renault et Airbus espèrent parvenir à un produit opérationnel d'ici 2030-2035 mais aucun partenariat industriel, pour la production éventuelle de ces batteries de nouvelle génération, n'a encore été décidé, écrit Le Parisien.

>> Plus d'informations à venir sur BFM Business dans quelques instants. Retrouvez également le direct de BFM Business en vidéo et suivez-nous sur Twitter.

Reuters