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Privatisation de la FdJ: "L'Etat ne fait pas de croix sur sa dîme" assure sa PDG

La privation controversée de la Française des jeux devrait se lancer dans quelques semaines. Et l'Etat ne sera pas perdant dans cette affaire assure Stéphane Pallez, PDG de l'entreprise.

Véritable vache à lait de l'Etat, la Française des jeux vit ses dernières semaines en tant qu'entreprise 100% publique. D'ici quelques semaines, sera lancé le processus de privatisation qui fait grincer beaucoup de dents puisque les jeux de hasard génèrent d'importants revenus fiscaux. Mais "l'Etat ne fait pas de croix sur sa 'dîme' puisque le principe de la privatisation, c'est que l'Etat ne renonce pas à ce qui est l'essentiel de ce que la Française des jeux verse, c’est-à-dire 3,5 milliards par an" précise Stéphane Pallez, PDG de l'entreprise. Cette manne correspond aux impôts sur les jeux d’argent, dont le niveau demeurera inchangé, même si la FdJ devient privée.

Et il en est de même pour les jeux du Patrimoine dont une partie des sommes sont redistribuées pour la rénovation des bâtiments historiques. "La mission Patrimoine, c'est indépendant de la privatisation puisque c'est la partie que l'Etat percevrait dans le budget général qui est reversé à la Fondation du Patrimoine, quand les gens jouent au jeux du Patrimoine. Donc cela va continuer, c'est très important pour nous."

Stéphane Pallez a, par ailleurs, confirmé le chiffre qui tourne depuis quelques semaines déjà. "L'Etat (..) a dit qu'il souhaitait en tirer plus d'un milliard d'euros" de cette privatisation, a-t-elle expliqué.

Thomas Leroy