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Masques en entreprises: "il y en a marre des obligations" tance le patron de BIO-UV Group

Interrogé sur BFM Business, Benoît Gillmann critique "un climat anxiogène qui n'est pas forcément justifié" autour du coronavirus. Et demande que l'Etat fasse confiance aux entreprises pour assurer des bonnes conditions de travail.

Le masque sera-t-il imposé dans les entreprises à la rentrée? Le gouvernement y réfléchit et recevra les partenaires sociaux pour trouver la bonne démarche à prendre. Mais l'exécutif ne s'interdit pas de l'imposer partout, y compris dans les open-space. De quoi faire grincer quelques dents. "Il y en a marre des obligations et des lois" lâche Benoît Gillman, PDG de la société cotée BIO-UV Group. "Les collaborateurs et les chefs d'entreprise ne sont pas des idiots et ont su prendre les mesures" explique-t-il sur BFM Business ce lundi.

"Mettons peut-être quelques règles" mais "de là à imposer le masque à tout le monde dans toutes les entreprises… D'abord ce n'est pas possible, tout simplement parce qu'il y a des jobs où ce n'est pas possible. Mais on est capable de garder des distances, on est capable de se laver les mains, on est capable de porter un masque quand c'est nécessaire" tranche-t-il.

Pour le patron, c'est d'ailleurs le climat "anxiogène qui n'est pas forcément justifié" qui pèse sur le monde du travail. "On a un gros challenge devant nous, on peut parfaitement le relever. On a des atouts, la France a des atouts, les entreprises ont des atouts" poursuit-il. "Mais surtout qu'on ne nous mette pas la tête pour des raisons psychologiques. Il y a encore des gens qui ont des craintes, il y a encore des gens qui veulent rester en télétravail, qui veulent rester chez eux, qui ont peur de retourner en entreprise. Ça, c'est très embêtant et surtout cela n'est plus justifié. Donc soyons prudents mais avançons."

Quand bien même plus de 20% des clusters sont apparus en entreprises? "On a testé davantage de personnes" rappelle Benoît Gillmann, qui estime donc logique cette hausse des contaminations.

Thomas Leroy