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La baisse des impôts de production en 2021 doit "préserver 300.000 emplois"

Le rapporteur LREM propose que les PME puissent bénéficier d'un relèvement de 7,6 à 10 millions d'euros du plafond de chiffre d'affaires pour bénéficier d'un taux réduit d'impôt sur les sociétés.

Le rapporteur LREM propose que les PME puissent bénéficier d'un relèvement de 7,6 à 10 millions d'euros du plafond de chiffre d'affaires pour bénéficier d'un taux réduit d'impôt sur les sociétés. - Jose Torres

La baisse des impôts de production pesant sur les entreprises, prévue dans le plan de relance, doit permettre de "préserver 300.000 emplois" industriels, a déclaré ce lundi le président du groupe LREM à l'Assemblée nationale, Christophe Castaner.

"L'essentiel de la baisse des impôts de production, c'est pour préserver 300.000 emplois dans le secteur industriel", a déclaré Christophe Castaner, président du groupe LREM à l'Assemblée nationale, lors d'une conférence de presse sur le projet de budget 2021.

"C'est 300.000 femmes, c'est 300.000 hommes, c'est 300.000 familles qui sont directement impactés. Ce ne sont pas des cadeaux aux entreprises", a poursuivi le patron des députés du parti présidentiel.

Le plan de relance du gouvernement de 100 milliards d'euros, inclus dans ce budget, prévoit une baisse des impôts de production de 10 milliards d'euros afin d'améliorer la compétitivité des entreprises.

Le rapporteur du budget à l'Assemblée, Laurent Saint-Martin (LREM), a salué un plan de baisse "sans précédent" de cette imposition.

Vers une amélioration du PLF en direction des PME

Le député LREM a également indiqué être favorable à une amélioration du projet de loi de finances en direction des PME. Il propose qu'elles puissent bénéficier d'un relèvement de 7,6 à 10 millions d'euros du plafond de chiffre d'affaires pour bénéficier d'un taux réduit d'impôt sur les sociétés.

Il a également plaidé pour la poursuite de la suppression de petites taxes, rapportant peu à l'Etat. A ce titre il a plaidé pour la fin d'une taxe sur les services funéraires qui rapporte six millions d'euros par an.

Pas de contreparties visant les entreprises, issues de la majorité LREM

Interrogés sur de possibles "contreparties" aux avantages accordés aux entreprises par la prochaine loi de finances, les parlementaires LREM ont souligné que l'essentiel visait à "préserver la relance". "Aucune mesure portée par la majorité n'aura vocation à ralentir ou mettre en cause cet objectif principal", a souligné le rapporteur LREM.

Le groupe LREM a annoncé également qu'il demanderait plusieurs "adaptations" au projet de budget, notamment une prorogation de crédit d'impôt pour le spectacle vivant et une prorogation des dispositifs fiscaux pour la presse, deux secteurs durement touchés par la crise.

F.B. avec AFP