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La prime au fumier pour produire de l'électricité augmente

Le gouvernement veut promouvoir la production d'énergie à partir de fumier et autres déchêts agricoles.

Le gouvernement veut promouvoir la production d'énergie à partir de fumier et autres déchêts agricoles. - -

Afin de promouvoir le biogaz né de la fermentation d'effluents agricoles, le gouvernement a décidé d'augmenter la prime aux producteurs. Une mesure de soutien aux énergies renouvelables.

Le biogaz a le vent en poupe. Le gouvernement veut promouvoir davantage la production d'électricité produite à partir de fumier et autres "effluents" d'élevage. La prime accordée aux producteurs a ainsi été revalorisée, selon un arrêté publié mercredi 6 août au Journal officiel. Une hausse qui concerne les installations d'une puissance électrique relativement modeste, de 150 kilowatts à 1 mégawatt.

Le gouvernement considère que la méthanisation –le processus de fabrication du biogaz- présente l'avantage d'être simultanément une filière de production d'énergie renouvelable et une filière de traitement des déchets organiques. C'est pourquoi la France a mis en place un dispositif de soutien au biométhane en 2011, dont la prime est revalorisée aujourd'hui.

Une prime pour le biogaz à partir de fumier

Son montant maximum passe donc de 2,1 à 2,6 centimes d'euros par kilowattheure produit pour les nouvelles installations de 150 à 300 kilowatt. La prime des nouvelles installations de 300 à 500 kilowatts passe dans une fourchette de 2,1 à 2,6 centimes d'euros (contre 1,53 à 2,1 centimes jusque-là). Et celles qui produisent entre 500 kilowatts et 1.000 kilowatts pourront bénéficier d'une prime maximale jusqu'à 2,1 centimes (contre 1,53 centime).

Le montant de la prime reste déterminé en fonction de la part de fumier utilisé. Car le biogaz peut aussi être obtenu en faisant fermenter des produits agricoles tels que le maïs par exemple, qui dégage plus de méthane que les "effluents". Mais l'Etat veut promouvoir le traitement des déchets agricoles, non l'utilisation de produits alimentaires.

Le biométhane obtenu peut alors être injecté dans le réseau "de ville" (où il est mélangé au gaz naturel), utilisé comme carburant, ou brûlé pour produire de l'électricité.

Selon l'Ademe, le biogaz représentait 2,8% de la part d'énergie renouvelable en France en 2013, soit 218 mégawatts à fin 2012. Depuis la mise en place du plan de soutien en 2006, cette puissance a augmenté en moyenne de 28 mégawatts par an. Avec un important potentiel de développement: le secteur agricole français génère 300 millions de tonnes de lisiers et fumiers chaque année !

Nina Godart