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Chômage partiel de longue durée: Castex appelle les entreprises à signer "massivement" des accords pour protéger l'emploi

Jean Castex, lors d'une visite de l'usine Bic à Montévrain (Seine-et-Marne) le 14 septembre.

Jean Castex, lors d'une visite de l'usine Bic à Montévrain (Seine-et-Marne) le 14 septembre. - STEPHANE DE SAKUTIN

Lors d'un déplacement à l'usine Bic de Montévrain (Seine-et-Marne), le Premier ministre a encouragé les entreprises à signer des accords d'activité partielle de longue durée "d'ici au 1er novembre".

Le Premier ministre Jean Castex a appelé ce lundi les entreprises à signer "massivement", d'ici au 1er novembre, des accords d'activité partielle de longue durée pour protéger l'emploi, ce qui est le "premier" objectif du plan de relance.

"Je vous engage à conclure massivement et très vite, d'ici au 1er novembre, des accords d'activité partielle de longue durée dans les branches et dans les entreprises", a déclaré le chef du gouvernement à l'adresse des entreprises lors d'une visite de l'usine Bic à Montévrain, en Seine-et-Marne.

"Préserver votre savoir-faire"

Si Etat consent "un effort historique inédit" avec ce plan de relance de 100 milliards d'euros, dont 35 milliards dédié au "réarmement industriel" de la France, "tout cela ne fonctionnera qu'à une seule et unique condition: votre totale mobilisation", a ajouté Jean Castex

"Outre qu’ils nourrissent le dialogue social, ces accords protègent l’emploi, donnent de la visibilité à vos salariés et répondent à votre besoin de préserver votre savoir-faire", a encore souligné le Premier ministre.

Et d'ajouter: "Ces accords permettent l’organisation de la formation de vos équipes pendant les périodes chômées avec un soutien exceptionnel de l’Etat et une exigence impérieuse: former vos salariés pour les préparer à la reprise et pour servir l’exceellence de l’industrie française".

93% du salaire net

L'activité partielle de longue durée est un nouveau dispositif qui permet, sous réserve d'un accord d'entreprise ou de branche, de réduire le temps de travail d'au maximum 40% pendant une période de six à 24 mois. Plus avantageux que le chômage partiel classique, limité à six mois, il garantit 93% du salaire net. Il restera en vigueur jusqu'à l'été 2022, et jusqu'à l'été 2021 aux conditions actuelles d'aide aux entreprises.

Selon le ministère du Travail, 345 plans de sauvetage de l'emploi (PSE) ont été signés depuis mars, qui ont permis de préserver 50.000 emplois. Le taux de chômage devrait avoisiner les 9,5% de la population active fin 2020, selon l'Insee, principalement en raison d'une destruction de 715.000 emplois au premier semestre de l'année.

P.L. avec AFP