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Alstom: les syndicats en appellent au gouvernement

Les salariés d'Alstom s'inquiètent de l'avenir du groupe.

Les salariés d'Alstom s'inquiètent de l'avenir du groupe. - -

Alors qu'une vingtaine de salariés se sont rassemblés ce dimanche 27 avril devant le siège de l'entreprise à Levallois-Perret, les syndicat d'Alstom en appellent au gouvernement.

Alors que les administrateurs d'Alstom se réunissent, ce dimanche après-midi, des syndicats d'Alstom ont interpellé la direction de l'industriel français pour qu'elle prenne le temps d'étudier les scénarios susceptibles de pérenniser l'activité de l'entreprise.

La fédération CFDT de la métallurgie demande "au gouvernement d'user de tous ses moyens" pour que l'examen des offres de General Electric et de Siemens, ainsi que la "concertation indispensables aient lieu et pour qu'aucune décision hâtive ne soit prise". "le conseil doit surseoir à toute décision jusqu'à ce que toutes les options aient pu être sérieusement étudiées", continue la fédération.

Même appel de la part de la CGT, qui souligne que la moitié du carnet de commandes d'Alstom, "53 milliards d'euros, vient de l'Etat et des pouvoirs publics", "il est donc important que le gouvernement ait son mot à dire".

"Nous ne laisserons pas le groupe être démantelé", surtout pas dans cette "précipitation et cette urgence". "Il y a d'autres solutions pour trouver du cash que de brader le groupe: que les actionnaires remboursent déjà les 1,5 milliard de dividendes".

"Le devenir d'Alstom ne relève pas de ses seuls actionnaires", estime aussi la CFDT, qui, comme la CFE-CGC (premier syndicat) et la CGT, exprime "son immense surprise" d'apprendre par voie de presse les tractations en cours avec l'américain General Electric et l'allemand Siemens.

Manifestation des salariés

"La pire des solutions serait celle de Siemens parce que c'est un concurrent et que de fait il y aurait des doublons", et donc des destructions d'emplois, pour la CFE-CGC, alors qu'avec GE, les activités seraient "complémentaires". Pour l'américain, "acquérir Power, c'est acquérir un certain savoir-faire", estime le syndicat, et par conséquent GE "mettra de la charge (sur les différents sites, ndlr) pour garder les compétences et les savoir-faire".

Des appels formulés alors que les salariés s'inquiètent pour l'avenir d'Alstom. Une vingtaine d'entre eux se sont réunis, ce dimanche 27 avril, devant le siège de l'entreprise à Levallois-Perret en banlieue parisienne. Un mouvement pour exprimer leurs craintes quant au devenir de la branche énergie du groupe, visée par l'américain General Electric et l'allemand Siemens.

Le PDG de GE était attendu dimanche à Paris pour discuter au plus haut niveau d'une éventuelle acquisition. Le gouvernement français a toutefois reporté sine die toute rencontre avec Jeffrey Immelt, après que l'allemand Siemens a annoncé dimanche "sa disposition à échanger sur les questions stratégiques soulevées par une coopération future".

D'autres rassemblements sont prévus cette semaine, notamment à l'appel de la CGT, cette fois pour montrer l'inquiétude des salariés à propos de la réorganisation de la division Transports, qui prévoit la suppression de 180 postes.

N.G. avec AFP