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Total choisit le consortium d'EDF pour vendre sa filiale TIGF

Cette vente s'inscrira dans le cadre d'un plan de cessions d'actifs de Total, qui compte engranger 15 à 20 milliards d'euros

Cette vente s'inscrira dans le cadre d'un plan de cessions d'actifs de Total, qui compte engranger 15 à 20 milliards d'euros - -

Le groupe pétrolier a annoncé, ce mardi 5 février, être entré en négociations exclusives avec un consortium où figure EDF, pour céder sa filiale de transport et de stockage de gaz. L’offre valorise cette dernière à 2,4 milliards d’euros.

Total a désormais fait son choix pour vendre TIGF, sa filiale de transports et de stockage de gaz. Le groupe pétrolier a annoncé, ce mardi 5 février, qu'il entrait en négociations exclusives avec un consortium réunissant l'italien Snam, le fonds singapourien GIC et EDF en vue d'effectuer cette cession

L'offre du consortium porte sur 100% du capital de la société et la valorise 2,4 milliards d'euros, a précisé le groupe pétrolier dans un communiqué.

Plusieurs sources indiquaient récemment que Snam détiendrait 45% du groupement, le fonds GIC 35% et EDF 20% à travers son fonds dédié au démantèlement des centrales nucléaires.

Un autre consortium réunissant le Belge Fluxys, la Caisse des dépôts, le fonds d'investissement Adia d'Abou Dhabi, Axa, Crédit agricole Assurances, CNP Assurances et le fonds de pension néerlandais PGGM, était également candidat au rachat de TIGF.

La vente de TIGF s'inscrit dans le cadre du projet du groupe pétrolier de céder pour 15 à 20 milliards de dollars d'actifs, qui doit lui permettre de financer ses investissements et de doper sa génération de trésorerie.

Le gouvernement "très attentif" au sort de TIGF

L’activité transport de TIGF, une activité régulée, bénéficie de tarifs fixés par la Commission de régulation de l'énergie qui garantissent en partie ses performances futures.Le stockage subit en revanche les effets du recul de la consommation de gaz en Europe.

Les syndicats, très impliqués dans le processus de vente, ont exigé des garanties pour les salariés de TIGF. Le dialogue avec les représentants des salariés a ainsi abouti à un accord qui porte notamment sur la préservation de l'emploi, le maintien des dispositions sociales et le maintien du siège à Pau (Pyrénées-Atlantique), a précisé Total.

Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, avait indiqué en novembre dernier que le gouvernement français était "très attentif" au sort de TIGF.

BFMbusiness.com et Reuters