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Soleil, vent et bois de plus en plus compétitifs face aux énergies fossiles

L'éolien et le photovoltaïque terrestre ainsi que le bois sont des énergies de plus en plus compétitives selon l'Ademe.

L'éolien et le photovoltaïque terrestre ainsi que le bois sont des énergies de plus en plus compétitives selon l'Ademe. - Arnaudus Wikimedia CC - Kapilbutani Wikimedia CC - Mathieudu68 Wikimedia CC - Montage BFMBusiness

Selon une étude de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie indique que les coûts de l'éolien, du bois et du solaire ne cessent de baisser mais ont encore besoin d'être subventionnés.

Publié mercredi 25 janvier, le rapport de l'Ademe intitulé "Coûts des énergies renouvelables en France" reflète "un résultat positif et attendu des politiques de soutien mises en place en France" d'après Bruno Léchevin, le président de cet organisme. Concrètement, pour chaque source énergie, l’Ademe a calculé des plages de variation du coût de production par mégawattheure (MWh), en fonction du coût d'investissement, de la qualité de la ressource disponible et de l'évaluation du risque pour les investisseurs. 

Pour l’éolien terrestre, la fourchette est comprise entre 57 et 91 euros le mégawattheure (MWh), en fonction notamment des technologies d’éoliennes utilisées. L'étude indique qu'un tel tarif est la preuve que l'éolien est une "technologie mature" qui pourrait encore voir ses coûts baisser de 10% à 15% d'ici 2025. Dans le solaire, les centrales au sol ont vu leurs coûts divisés par six entre 2007 et 2014 pour fluctuer désormais entre 74 et 135 euros/MWh. Et ils devraient encore reculer de 35% à l’horizon 2025.

Outre la production d'électricité, l'étude de l'Ademe conclut que les solutions de bois-énergie pour les particuliers -première énergie renouvelable en France- "offrent des coûts de revient moins élevés que leurs concurrents conventionnels". Ils s'échelonnent entre 48 et 103 euros/MWh, contre 84 euros pour le gaz et 153 euros pour le chauffage électrique. 

Les mécanismes de soutien sont encore indispensables 

En dépit de ces progrès, l'Agence note que les énergies renouvelables nécessitent encore des soutiens public, notamment dans les filières qui ne sont pas encore forcément compétitives. Le solaire sur bâtiment, l'éolien en mer ou la biomasse collective et industrielle sont les énergies citées, comme celles qui émergent juste à l'instar des énergies marines. 

"Le système évolue tellement vite qu'il faut avoir plusieurs cordes à son arc. Il faut faire émerger des énergies qui prendront le relais demain" et garder la capacité de s'adapter aux évolutions technologiques du marché détaille Bruno Léchevin. Par ailleurs, le coût n'est pas le seul élément qui entre en jeu dans le déploiement d'installations renouvelables. Le président de l'Ademe évoque "d'autres freins", comme les potentiels conflits d'usage, l'acceptabilité sur les territoires et les procédures réglementaires. 

A.M. avec AFP