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Siemens: le conseil de surveillance prendra sa décision sur Rolls Royce le 6 mai

Siemens lorgne les activités énergie de Rolls Royce.

Siemens lorgne les activités énergie de Rolls Royce. - -

Un porte-parole du groupe allemand a indiqué, ce mercredi 30 avril, que le conseil de surveillance de l'entreprise se prononcera le 6 mai prochain sur un éventuel rachat des activités énergie du motoriste britannique.

Mal parti dans le dossier Alstom, Siemens a une alternative. Ce mercredi 30 avril, un porte-parole du groupe allemand a confirmé à l'AFP "des discussions" pour racheter une partie de l'activité énergie de Rolls-Royce.

Cette même source a indiqué que le conseil de surveillance de Siemens se penchera sur cette question le 6 mai prochain. Toute décision sur un rachat de Rolls Royce dépendra du feu vert de celui-ci, a précisé le porte-parole. Siemens ne s'intéresse toutefois pas aux activités nucléaires de Rolls Royce.

L'activité nucléaire exclue

Selon une source proche du dossier, les activités dont Rolls-Royce souhaite se défaire, qui ne sont pas très rentables pour le groupe britannique, pourraient être valorisées autour de 900 millions de livres, soit 1,09 milliard d'euros.

Cela aiderait Rolls-Royce à financer le rachat de la part de l'allemand Daimler dans leur coentreprise RRPS (pour Rolls-Royce Power Systems, ex-Tognum), valorisée à 2,43 milliards d'euros.

En pleine refonte de ses activités pour regagner en rentabilité après des années difficiles, Siemens met particulièrement l'accent sur le secteur de l'énergie, qui, avec celui de la santé, contribue le plus à ses bénéfices et ses ventes.

Des sources proches du dossier citées par Bloomberg mardi, rapportaient elles que le dossier Alstom pouvait avoir une incidence sur cette opération, même si Siemens pourrait procéder aux deux acquisitions.

Le groupe allemand apparaît comme distancé par General Electric dans la course au rachat de la branche énergie d'Alstom. Ce mercredi, le groupe français a indiqué avoir mis sur pied un comité d'ad hoc d'administrateurs indépendants pour examiner l'offre de l'américain. Il laisse néanmoins la porte ouverte à Siemens.

J.M. avec AFP