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Montebourg: un "manquement à la déontologie nationale" des dirigeants d'Alstom

Arnaud Montebourg soutient le rappochement d'Alstom avec Siemens

Arnaud Montebourg soutient le rappochement d'Alstom avec Siemens - -

Alors que François Hollande doit recevoir ce lundi 28 avril le patron de General Electric, le ministre de l'Economie s'en est pris à la direction d'Alstom qui aurait décidé de vendre ses activités énergie "dans le dos du gouvernement".

Le dossier Alstom continue de faire la une de l'actualité ce lundi après un week-end chargé. Ce matin, François Hollande reçoit le patron de General Electric, Jeffrey Immelt, candidat au rachat des activités énergie du griupe français.

Mais avant, sur RTL, Arnaud Montebourg, le ministre de l'Economie, a réaffirmé son intention de "défendre les intérêts industriels de la France, et ses intérêts de souveraineté" économique.

Il en a d'ailleurs profité pour tacler Alstom qui, selon lui, a décidé "en trois jours de vendre un fleuron de l’industrie nationale dans le dos de ses salariés, et du gouvernement." Et il s'est dit déterminé à "refuser le fait accompli", d'autant que l'entreprise "n'est pas en difficulté".

General Electric se comporte très bien en France

Le ministre de l'Economie s'en est également pris au dirigeant du groupe Patrick Kron, qu'il a accusé d'avoir manqué à la "déontologie nationale" en n'informant pas l'exécutif de ses intentions.

Si Arnaud Montebourg n'a pas voulu se prononcer sur les deux offres (General Electric et Siemens), il a tout de même donné quelques indications sur sa préférence, soulignant le fait que les milliers de salariés d'Alstom soient "dirigés depuis le Connecticut", appelant même à "garder les centres de décisions". Et il a tout de même rêvé tout haut d'un "leader mondial champion made in France".

Il a tout de même concédé que "General Electric est un "investisseur qui se comporte très bien en France".

Arnaud Montebourg a également jugé prématurée la question d'une nationalisation temporaire d'Alstom. "C'est prématuré d'évoquer cette question". Mais il a estimé que l'Etat était "disponible pour bâtir des alliances avec l'ensemble des partenaires qui se présentent" et que les offres de Electric et Siemens pourraient "permettre d'avoir des stratégies différentes sur le plan industriel".

P.C