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Le prix de l’essence s’invite dans la campagne présidentielle

Les candidats à la présidentielle propose chacun leur solution pour endiguer l'augmentation du prix de l'essence

Les candidats à la présidentielle propose chacun leur solution pour endiguer l'augmentation du prix de l'essence - -

Le litre du sans plomb 98 a dépassé pour la première fois les deux euros à Paris. Dans deux stations, mais c’est un symbole. Du coup, chaque candidat a sa proposition pour soulager le consommateur.

Le prix de l’essence atteint des sommets record. A Paris, le seuil symbolique des deux euros pour le litre de sans plomb 98 a été franchi. Pour le moment, seules deux stations pratiquent ce tarif, mais les consommateurs craignent que cela ne devienne la norme.

Les candidats à la présidentielle se sont emparés du sujet, et chacun a donné sa solution pour endiguer cette hausse des prix de l’essence. Cependant, on ne peut pas dire qu'elles soient toujours réalisables ou efficaces...

La proposition choc de François Hollande est de bloquer les prix pendant trois mois. Une idée à priori impossible à mettre en oeuvre, car les prix sont indexés sur ceux du pétrole. Par définition, ces derniers évoluent au rythme du marché.

Le seul levier serait de jouer sur la marge des distributeurs et la fiscalité. Le parti socialiste privilégie la fiscalité avec la TIPP flottante, un processus qui consiste à baisser les taxes quand les prix du baril montent et inversement. Mais cette mesure coûte cher : un milliard d'euros pour une baisse de deux centimes seulement.

L'ère du prétrole bon marché est terminée

De son côté, Nicolas Sarkozy compte sur les effets de la concurrence, sachant que l'écart de prix atteint jusqu'à 50 centimes entre stations.

D'autres vont plus loin. Nicolas Dupont-Aignan annonce une baisse immédiate de 10 centimes d'euros par litre en "jouant sur les profits de Total", selon ses propres termes, et sur les taxes.

Promesses électorales nous disent les experts. La seule façon de rééquilibrer les prix du pétrole serait de supprimer l'ensemble des subventions dans le monde. Une décision qui permettrait, selon l'agence internationale de l’énergie, de gagner 5 % de marge et aurait un impact mécanique sur le prix du baril.

Mais, surtout, il y a une vérité, difficile à dire en pleine campagne électorale, l'ère du pétrole bon marché est terminée...

Sidonie Watrigant et BFMbusiness.com