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La France crée "des bulles" énergétiques, selon la Cour des Comptes

La Cour des comptes épingle notamment les choix du gouvernement sur le photovoltaïque.

La Cour des comptes épingle notamment les choix du gouvernement sur le photovoltaïque. - -

Les Sages de la rue de Cambon critiquent, dans un rapport révélé ce jeudi 16 janvier par Le Monde, les actions mises en œuvre par le gouvernement pour lutter contre le réchauffement climatique. Les choix des secteurs soutenus sont notamment remis en cause.

La Cour des comptes critique les actions menées par la France pour lutter contre le réchauffement climatique. Dans un rapport, révélé ce jeudi 16 janvier par Le Monde et présenté aux députés, les Sages de la rue Cambon portent un jugement sévère sur la mise en œuvre par Paris du "paquet énergie-climat" adopté au niveau de l'Union européenne en 2008.

Ce texte prévoit de réduire de 20% les émissions de gaz à effet de serre (GES) au niveau du Vieux Continent d'ici à 2020, par rapport à celui de 1990.

Dans son rapport, la Cour des comptes, selon Le Monde, déplore l'absence de pilotage au sommet de l'Etat. "Matignon ne joue pas son rôle et certains ministères ne sont toujours pas montés dans le train", explique le document.

Des situations de rente financées par le consommateur

Les Sages critiquent aussi l'utilisation des deniers publics. Ainsi les modèles de simulation utilisés pour évaluer les impacts de la transition énergétique ne permettent pas de "faire complètement le tour du circuit économique et ainsi d’évaluer les besoins d’investissement, leur possible financement par la baisse de la facture énergétique, ni même leurs conséquences sur l’emploi".

Et les magistrats de souligner que "des situations de rente, voire de véritables bulles financières, ont parfois été créées, toujours financées par le consommateur ou le contribuable. L’exemple du mauvais ajustement initial des tarifs de rachat de l’électricité photovoltaïque reste emblématique d’un tel risque". Au final, La Cour des comptes explique que les résultats de la politique de l'exécutif sont "ambigüs".

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