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Florange : ArcelorMittal dit niet au gouvernement

Selon ArcelorMittal, céder tous les actifs de Florange mettrait en péril ses activités en France.

Selon ArcelorMittal, céder tous les actifs de Florange mettrait en péril ses activités en France. - -

Pour répondre à deux offres de reprises, le gouvernement demande à ArcelorMittal de céder l’intégralité du site mosellan. Le sidérurgiste y est opposé, arguant que cela remettrait en cause la viabilité de ses activités en France.

ArcelorMittal ne veut pas céder les actifs rentables de Florange. Dans un communiqué publié ce vendredi 23 novembre, le groupe sidérurgiste affirme que "La vente des activités aval mettrait en péril la viabilité du reste des activités d'ArcelorMittal en France". Il répond ainsi à la demande du miinistre du Redressement productif et du Travail, Arnaud Montebourg et Michel Sapin, qui ce matin même lui demandait "de prendre ses responsabilités

Car le gouvernement a en main les propositions de deux repreneurs pour le site mosellan. Mais celles-ci ne veulent pas se contenter des activités déficitaires du site –comme les hauts fourneaux à l’arrêt depuis 14 mois- et la cokerie, que le sidérurgiste était prêt à céder.

Les deux offres concernent l’intégralité du site, avec le laminoir à chaud ainsi que les lignes de traitement et de finition de l'acier. Des installations qu’Arcelor juge donc stratégiques pour la poursuite de ses activités. Il met même dans la balance les 20 000 emplois qu’il a au sein de l’hexagone.

Les possibilités de sauver le site de Florange sont de plus en plus réduites. L’idée d’une nationalisation, évoquée jeudi par Arnaud Montebourg, n’est plus d’actualité. Le ministre a aussi tenté de mettre dans la balance des dettes fiscales "astronomiques" que le groupe aurait vis-à-vis de l’état français, des faits aussitôt démentis par l’intéressé.

Coralie Cathelinais