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Engie se restructure et va se retirer de 25 pays, les syndicats s'inquiètent

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Depuis le départ d'Isabelle Kocher, le groupe énergétique a entamé un "rééquilibrage de la stratégie" laissant craindre aux syndicats un plan de cessions d'activités massif. "On parle d'ajustements à la marge" tempère le président d'Engie, Jean-Pierre Clamadieu, sur BFM Business.

Engie a bien entamé sa petite révolution. Après le psychodrame du début d'année, qui a vu le départ anticipé de sa directrice générale Isabelle Kocher, le groupe énergétique français entend désormais se retirer de 25 pays sur les 70 où il opère avec l'objectif affiché de réduire sa dette d'un milliard d'euros. "L'objectif, c'est vraiment de simplifier le groupe" insiste le président d'Engie, Jean-Pierre Clamadieu sur le plateau de Good Morning Business, ce lundi.

"Au fil du temps, le groupe - en particulier dans les activités de services - avait développé pas mal d'activités" poursuit-il. "C'est le moment de se dire : 'qu'est-ce qui fait partie de nos priorités (…) et qu'est-ce qui pourrait avoir un meilleur propriétaire?"

La semaine dernière, les syndicats disaient craindre un plan de cessions d'activités massif. "L'enjeu, c’est que dans les 18 prochains mois, on ait effectivement réussi à concentrer le groupe sur nos métiers. Ceci-dit, on parle d'ajustements à la marge" répond Jean-Pierre Clamadieu.

"Il ne s'agit pas de suppressions d'emplois"

Pour la CGT Engie (1e syndicat), le groupe chercherait à se séparer de 15.000 salariés dans le monde, dont 9.000 en France. "Engie est un très grand groupe et quand quelques chiffres circulent comme ceux de la semaine dernière, ça donne le sentiment que c'est un sujet majeur" tempère, une nouvelle fois, Jean-Pierre Clamadieu. "Il ne s'agit, à nouveau, pas de suppressions d'emplois, il s'agit de se dire que certains de nos métiers (…) ont sans doute de meilleurs propriétaires que nous aujourd'hui." 

"Il faut qu'on engage les procédures, le dialogue social qui est nécessaire. Aucun de ces projets, d’ailleurs, aujourd'hui n'a connu un début d'exécution" assure le président d'Engie, groupe qui compte près de 170.000 salariés dans le monde.
Thomas Leroy