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En faillite, Hertz va pouvoir vendre pour 1 milliard de dollars d'actions

Le loueur de voitures s'est déclaré sous le régime américain des faillites le 23 mai.

Le loueur de voitures s'est déclaré sous le régime américain des faillites le 23 mai. - KEVORK DJANSEZIAN / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP

Hertz a eu vendredi l'autorisation de vendre des actions pour 1 milliard de dollars, un feu vert hors de l'ordinaire pour le loueur de voitures, endetté au point de se déclarer en faillite aux Etats-Unis et au Canada.

Cette décision, donnée par un juge du tribunal des faillites de l'Etat du Delaware, a surpris les spécialistes. "Le tribunal des faillites a tenu une audience le 12 juin et a approuvé la motion" de vendre les actions, indique le document déposé par Hertz auprès du gendarme de la Bourse, la SEC, à l'issue du jugement. L'entreprise précise qu'elle vendra les titres à sa discrétion en termes de calendrier et de volume.

Hertz veut se recapitaliser en s'appuyant sur le bond extraordinaire de son action depuis que le loueur s'est placé sous la protection du régime américain des faillites le 23 mai. Le titre a grimpé vendredi de 37,38% pendant la séance officielle, mais chutait de 10,5%, à 2,53 dollars, à 21H30 GMT lors des transactions électroniques qui suivent la clôture. 

Le cours de l'action s'envole

Depuis qu'elle s'est déclarée en faillite aux Etats-Unis et au Canada fin mai, l'entreprise a vu son titre s'envoler grâce des mouvements spéculatifs: s'échangeant à moins d'un dollar en fin de semaine dernière, l'action vaut désormais trois fois plus cher, atteignant même un pic à 5,53 dollars en début de semaine.

Traditionnellement les actions d'entreprises en faillite perdent toute valeur et les détenteurs d'actions y laissent leur chemise, le remboursement de la dette ayant préséance.

Les spécialistes expliquent ce mouvement spéculatif hors du commun par l'abondance d'argent pas cher grâce à la Banque centrale américaine, qui a ouvert les robinets pour combattre l'impact économique du virus. L'appétit de nouveaux venus sur le marché, qui veulent faire une bonne affaire, joue aussi un rôle.

Selon le Wall Street Journal, l'entreprise croule sous 19 milliards de dollars de dette.

S. Se avec AFP