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LVMH augmente encore sa participation dans Hermès

LVMH lorgne toujours sur Hermès, malgré la réticence des héritiers familiaux de la marque de luxe.

LVMH lorgne toujours sur Hermès, malgré la réticence des héritiers familiaux de la marque de luxe. - -

Le numéro un mondial du luxe LVMH a encore accru sa participation dans Hermès, à 23,1% d'après son rapport semestriel publié, jeudi 25 juillet.

LVMH continue d'accroître sa participation dans Hermès, malgré les réticences des héritiers familiaux qui détiennent l'essentiel du capital.

Le groupe dirigé par Bernard Arnault a augmenté sa participation à 23,1% au cours du premier semestre 2013, indique le rapport semestriel du groupe publié, jeudi 25 juillet. Elle s'établissait à 22,6% fin décembre.

LVMH détient désormais une participation valorisée à environ 6,04 milliards d'euros dans Hermès, fabricant des sacs Kelly et Birkin et des célèbres carrés de soie.

LVMH campe sur ses positions

Interrogé, vendredi 26 juillet, lors d'une conférence téléphonique sur une éventuelle revente de cette participation, réclamée par la famille Hermès, afin d'investir dans d'autres activités, le directeur financier de LVMH, Jean-Jacques Guiony, a rejeté un tel scénario à l'heure actuelle.

"Nous n'avons pas besoin de l'argent investi dans Hermès pour alimenter la croissance des autres activités (de LVMH), elles le font d'elles-mêmes (...). Et pour être franc, nous sommes assez contents des performances d'Hermès", a-t-il ajouté.

LVMH a été condamné fin juin par l'Autorité des marchés financiers (AMF) à une amende de 8 millions d'euros pour être monté de manière masquée dans le capital d'Hermès. LVMH, propriétaire de Louis Vuitton, Céline, Bulgari ou encore Givenchy, avait aussitôt annoncé son intention de faire appel.

Le groupe de luxe avait révélé à la surprise générale fin 2010 détenir 17,1% du capital de Hermès, qui depuis ne cesse d'augmenter sa participation. Les héritiers familiaux d'Hermès détiennent environ 72% du groupe, coté depuis 1993.

Toutefois, devant la commission des sanctions de l'AMF fin mai, le vice-président de LVMH, Pierre Godé, n'avait "pas exclu" une revente de la participation de LVMH dans Hermès.

La partie de poker menteur ne fait que commencer entre les géants français de la maroquinerie de luxe. 

V.F. avec AFP