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Les Cannois à la fois fascinés et frustrés par leur festival

Les habitants de la région attendant la montée des marches

Les habitants de la région attendant la montée des marches - BFM TV

Les habitants de la région viennent en masse sur la Croisette durant le festival, bien que la plupart des activités leur soient fermées.

Le festival de Cannes est un des plus fermés au monde. Seuls les journalistes et les professionnels de la profession peuvent assister aux projections. La montée des marches et les soirées des films sont réservés à des happy few encore plus réduits.

Les habitants de la région ont donc peu à se mettre sous la dent: des projections de vieux films en plein air sur la plage, quelques invitations pour les projections distribuées par la mairie de Cannes, ou des entrées payantes pour les sélections parallèles (Quinzaine des réalisateurs, Semaine de la critique). Et, depuis la fin du Grand journal, il n'y a plus d'émission enregistrée en public.

Malgré cela, les Cannois se pressent en masse sur la Croisette durant la quinzaine pour espérer apercevoir des stars, ou se poster au bord du tapis rouge pour regarder la montée des marches.

"Je trouve que le festival est très ouvert au public, mais c'est normal que l'intérieur du festival soit fermé", témoigne Shean, qui vient depuis plusieurs années pour "l'ambiance, la vie". Son ami Florent trouve aussi le festival "assez ouvert", mais comprend que "l'on ne puisse pas faire rentrer tout le monde". 

"Durant le festival, il y a beaucoup plus de monde, la ville est plus festive pour les jeunes", se félicite Axel, qui juge suffisante l'ouverture au grand public. "Le festival est assez sélect pour les Cannois. Notamment les soirées sont très sélect. C'est compliqué d'aller dans les soirées des films", pointe pour sa part Samy.

"C'est dommage qu'on ne puisse aller voir les films de la sélection, même en payant sa place, comme au festival de Deauville. Et avec la crainte des attentats, il y a de plus en plus de vigiles, de plus en plus désagréables, qui interdisent l'entrée des plages, des hôtels...", déplore Sarah, 

Jamal Henni, à Cannes