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Fusionner les médias de l'audiovisuel public n'est pas à l'ordre du jour

Françoise Nyssen, ministre de la Culture.

Françoise Nyssen, ministre de la Culture. - Patrick Kovarik - AFP

Françoise Nyssen, ministre de la Culture, ne tient pas, "à ce stade", à créer une nouvelle entreprise unique. Elle préfère "des méthodes souples d'organisation".

La ministre de la Culture l'a affirmé mardi lors d'une séance de questions-réponses avec les sénateurs. La constitution d'une BBC à la française, autrement dit la réunion des médias de l'audiovisuel public dans une entreprise unique, n'est pas sa priorité. "À ce stade, nous ne privilégions pas le Meccano institutionnel consistant à créer une nouvelle entreprise unique", a souligné la ministre Françoise Nyssen dans son introduction. "Nous préférons des méthodes souples d'organisation qui favorisent la mise en œuvre rapide des réformes".

Le gouvernement prévoit pour la fin de l'année 2018 une grande réforme de l'audiovisuel public, en coopération avec les médias concernés: France Télévisions, Radio France, France Médias Monde (France 24, RFI, Radio Monte Carlo Doualiya) et l'INA. "Rien n'est arrêté" mais le gouvernement a ouvert "plusieurs pistes de réflexion" pour renforcer leur coopération, a souligné la ministre.

"Pas de retour de la publicité après 20h00"

Le gouvernement prend notamment pour "base de travail" la proposition de loi déposée en décembre 2017 par le sénateur André Gattolin (LREM), selon la ministre: il y propose notamment que les patrons de l'audiovisuel soient désignés par le conseil d'administration de chaque groupe, et non plus par le CSA. Selon Françoise Nyssen, cette évolution "impliquerait de revoir la composition des conseils d'administration", composés pour l'instant de représentants de l'Etat, du Parlement, du CSA et des salariés.

La ministre a réaffirmé qu'il n'y aurait "pas de retour de la publicité après 20h00 sur France Télévisions" car ces plages sans publicité sont "un élément fort de distinction du service public", selon elle. Françoise Nyssen souhaite également "qu'un débat soit ouvert" concernant la redevance, car "l'évolution des usages" (moins de visionnages sur téléviseur et davantage en ligne) "pose à moyen terme la question du rendement de cette contribution et de l'équité entre contribuables".

D. L. avec AFP