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Ebdo, le nouveau magazine à l'origine de l'enquête sur Hulot

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- - Capture d'écran Ebdo

Le nom de ce magazine dont le premier numéro a paru au début de cette année est abondamment cité ce jeudi, alors qu'il publie dans son édition de vendredi une enquête faisant état d'accusations d'abus sexuels à l'encontre de Nicolas Hulot.

Toute la presse parle d'Ebdo ce jeudi, l'hebdomadaire qui s'apprête à publier vendredi un article faisant état d'accusations d'abus sexuels visant le ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot. Des faits que ce dernier a récusés ce matin sur BFMTV et sur RMC, avant la parution de l'enquête.

Ce magazine encore peu connu du grand public a publié sa toute première édition le 12 janvier dernier. Ses fondateurs le décrivent comme un hebdomadaire 100% papier, sans publicité. Les articles ne sont publiés sur aucun site internet, celui d'Ebdo ne servant qu'à s'abonner ou à connaître la genèse du projet et la vie de la rédaction.

Son prix est fixé à 3,50 euros le numéro, mais les tarifs d'abonnement seront graduels en fonction des ressources des lecteurs, à partir de cinq euros par mois et sans justificatif. Le magazine se compose d'une centaine de pages qui proposent enquêtes, dossiers, quelques planches de BD, des recettes, des mots fléchés et des histoires à lire aux enfants.

Des journalistes d'investigation aguerris

Publié chaque vendredi, Ebdo a été fondé par l'équipe de la Revue XXI. Ainsi Patrick de Saint-Exupéry, passé par France Soir, L'Express et Le Figaro, avant de cofonder le trimestriel XXI a quitté la direction de ce dernier titre pour prendre avec Constance Poniatowski (ex-directrice de Version Femina) la tête d'une rédaction paritaire. L'autre cofondateur est l'éditeur Laurent Beccaria, lui aussi membre des créateurs de XXI. Le directeur général d'Ebdo est Thierry Mandon, ex-secrétaire d'État socialiste et ami de longue date de Laurent Beccaria.

Il a recruté une trentaine de journalistes. Des débutants et plumes aguerries. Par exemple Anne Jouan, ex-journaliste au Figaro, à l'origine de la révélation du scandale du Mediator, de l'implication des laboratoires Servier et de l'Agence française du médicament. Mais aussi Laurent Valdiguié, ex-rédacteur en chef du Journal du Dimanche, passé par Le Parisien, et qui a enquêté sur les affaires des emplois fictifs à la Mairie de Paris, Clearstream et Kadhafi.

Le média a récolté des fonds pour se lancer grâce au financement participatif qui a permis de récolter plus de 400.000 euros. Pour atteindre l'équilibre financier (15 millions d'euros de chiffre d'affaires), Ebdo vise 90.000 ventes chaque semaine fin 2019. Le journal tient à son indépendance mais va prochainement ouvrir une partie de son capital à des actionnaires individuels, avec des parts de 3% à 5%. 

Le groupe de presse Bayard, qui édite le quotidien La Croix et doit lancer son propre hebdomadaire à l'automne, va prendre une part de 5% et aide déjà Ebdo à se lancer en kiosque.

N.G. avec AFP