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Arsenal a "le seul modèle économique cohérent" de Premier League

Arsenal est le seul club figurant dans le top 5 des performances sportives, économiques et financières.

Arsenal est le seul club figurant dans le top 5 des performances sportives, économiques et financières. - Ian Kington - AFP

Une étude menée par quatre chercheurs montre que les grands clubs anglais sont loin d’être aussi performants financièrement que sportivement. Seul Arsenal tire son épingle du jeu.

Si les caisses des clubs de football anglais n’ont jamais été aussi remplies, certains d’entre eux sont loin d’être de parfaits gestionnaires, en particulier les cadors du championnat. Tel est le principal enseignement d’une étude menée par quatre professeurs de finance d’Audencia Business School, basée à Nantes.

"Le modèle économique traditionnellement admis pour les clubs de football est celui d’un cercle vertueux dans lequel la performance sportive provoquerait une performance économique, qui générerait une performance financière, et ainsi de suite", écrivent les auteurs.

Et fort logiquement, il ressort effectivement que les clubs ayant les meilleures performances sportives obtiennent les meilleurs résultats économiques, basés sur le chiffre d’affaires issu de la billetterie, des droits TV, ou du sponsoring.

On retrouve ainsi les habitués du Big Four dans ces deux tableaux :

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Performances financières: les "petits" s'en sortent mieux

En revanche, s’agissant des performances financières, l’affaire se corse pour les "gros" du championnat, à l’exception notable d’Arsenal.

Celles-ci se basent sur plusieurs indicateurs présents dans les rapports annuels des clubs. Il s’agit de la rentabilité, l’autonomie financière, l’indépendance financière, et l’endettement. Et à ce jeu, ce sont des clubs moins médiatiques (WBA, Swansea, Southampton, Newcastle) qui s’en sortent le mieux.

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Arsenal, seul présent dans le top 5 sur tous les tableaux de 2010 à 2015, semble donc être l’unique club "à présenter un modèle économique cohérent et viable", estiment les chercheurs.

Seul ombre au tableau, pendant cette période, le club londonien n’a glané aucun trophée.

Y.D.