BFM Business

28 ans après, Sony relance les disques vinyle

Les vinyles sortiront d'une usine de Sony située dans la préfecture de Shizuoka, au sud-ouest de Tokyo.

Les vinyles sortiront d'une usine de Sony située dans la préfecture de Shizuoka, au sud-ouest de Tokyo. - AFP Photo-Sony DADC Japan

Sony reprendra au Japon d'ici à mars 2018 la fabrication de disques vinyle, arrêtée en 1989. Le groupe compte prendre sa part au sein d'un marché en plein retour en grâce.

Alors que le vinyle effectue un retour en grâce auprès des mélomanes, le géant japonais de l'électronique Sony va reprendre d'ici à mars 2018 la fabrication dans une de ses usines au Japon.

Le cabinet Deloitte estime que le chiffre d'affaires du vinyle dans le monde (disques, platines et accessoires) atteindra 1 milliard de dollars cette année, alors que les ventes de CD et les téléchargements numériques baissent.

Balayés par l'avènement du CD dans les années 1980 puis la déferlante de la musique numérique dématérialisée sous forme de fichier MP3, les disques sont de nouveau à la mode. Sony en profite donc pour relancer une activité qu'il avait stoppée en 1989. Les vinyles sortiront d'une usine de la préfecture de Shizuoka, située au sud-ouest de Tokyo, et gérée par une filiale de la division Music Entertainement.

Pour relancer cette activité, Sony qui a dû contacter d'anciens ingénieurs afin qu'ils transmettent leur expertise, prévoit un catalogue composé à la fois de populaires mélodies japonaises et des derniers albums à succès, a précisé le quotidien économique Nikkei. "De nombreux jeunes achètent des titres qu'ils ont entendus en ligne (streaming)", attirés par la qualité de son, a commenté Michinori Mizuno, PDG de Sony Music, cité par le quotidien.

Le nombre de "galettes" produites a ainsi été multiplié par huit dans l'archipel depuis 2009, atteignant près de 800.000 unités en 2016, selon les chiffres de la Recording Industry Association of Japan (RIA). Aux plus beaux jours du vinyle, au milieu des années 1970, il s'en fabriquait dans le pays près de 200 millions par an.

F.Bergé avec AFP