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Seita va fermer son usine à Nantes

Les ventes de cigarettes ont reculé de près de 9% au premier trimestre.

Les ventes de cigarettes ont reculé de près de 9% au premier trimestre. - -

Le fabricant de cigarettes devrait annoncer mardi un plan de restructuration, révèle Le Figaro de ce 14 avril. Il prévoit de fermer la plus importante des deux dernières usines implantée en France, située dans la banlieue nantaise, qui emploie 327 salariés

Concurrencée par les vapotteuses et avec des prix toujours en hausse, les ventes de cigarettes sont en constant recul. Pour faire face au recul de son activité, Seita, filiale du britannique Imperial Tobacco, s'apprête à annoncer un plan de restructuration, selon Le figaro du 14 avril.

"La Seita a convoqué mardi un comité central d'entreprise extraordinaire", annonce le quotidien.

Selon ses informations, la Seita "devrait annoncer son projet de fermer la plus importante des deux dernières usines de cigarettes en France. Située à Carquefou, dans la banlieue de Nantes, elle emploie 327 salariés et a produit l'an passé 12,2 milliards de cigarettes blondes: principalement des Gauloises et des Gitanes."

Un plan d'économie de 385 millions d'euros

Propriétaire de la Seita depuis 2008, le groupe anglais Imperial Tobacco a lancé un plan d'économie de 385 millions d'euros d'ici à 2018, dont 72 millions cette année, explique le journal.

La restructuration annoncée mardi devrait comprendre également la cession du centre de R&D de Bergerac (30 salariés) et une réorganisation de la force de vente, qui elle sera sans impact sur l'emploi.

Le centre de battage de tabac du Havre et l'usine de Riom devraient être préservé, toujours de même source.

La Seita, dont le siège est à Paris, emploie environ 1.150 salariés sur cinq sites en province: deux usines de production de cigarettes, à Nantes et Riom (Puy-de-Dôme), une usine de traitement du tabac au Havre (Seine-Maritime), deux centres de recherche à Bergerac (Dordogne) et Fleury-les-Aubrais (Loiret), selon les données communiquées par l'entreprise.

C.C avec AFP