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Paradis fiscaux: pourquoi les banques s'inquiètent?

BNP Paribas est l'une des banques les plus implantées au Luxembourg. D'où sa crainte de voir le pays appraître dans la liste des paradis fiscaux de l'OCDE.

BNP Paribas est l'une des banques les plus implantées au Luxembourg. D'où sa crainte de voir le pays appraître dans la liste des paradis fiscaux de l'OCDE. - -

L'Autriche et le Luxembourg pourraient figurer sur la liste des paradis fiscaux de l'OCDE en 2014. Un vrai problème pour les banques internationales pour qui ces marchés sont hautement stratégiques.

Le Forum fiscal mondial s'ouvre ce jeudi 21 novembre à Djakarta. C'est là que doivent être attribué les bons et les mauvais points aux pays en matière de pratiques fiscales. Selon Le Monde, l'Autriche et le Luxembourg auraient été mal notés, et seraient donc susceptibles de figurer sur la liste noire de l'OCDE qui sera établie fin 2014.

Une vraie préoccupation pour les banques, qui surveillent ces listes comme du lait sur le feu. Que ce soit celle de Bercy ou celle de l'OCDE. Car, au-delà de la stigmatisation, dès lors qu'un pays y figure, les flux de liquidités qui y entrent ou en sortent deviennent lourdement taxés.

BNP Paribas très implantée au Luxembourg

Jusqu'à aujourd'hui, elles n'ont pas eu trop de mal à se mettre en conformité. BNP Paribas ou encore la Société Générale sont sortis de la quasi-totalité des pays concernés, comme Brunaï.

En revanche, si demain, des pays comme l'Autriche, le Luxembourg ou encore les Iles Vierges britanniques étaient officiellement considérés comme des paradis fiscaux, elles auraient un vrai problème. Car ce sont des marchés autrement plus stratégiques.

BNP Paribas est par exemple l'une des banques les plus implantées au Luxembourg. Les Iles Vierges britanniques sont réputées pour abriter l'argent des grandes fortunes chinoises dans des holdings familiales. Sortir de ces marchés paraît tout simplement inconcevable. Autant dire que la plupart des banques choisiraient sans doute de payer plus de taxes plutôt que d'en partir.

Caroline Morisseau