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Le PDG de JPMorgan va toucher son plus gros chèque depuis 10 ans

La dernière fois que Jamie Dimon a touché autant, c'était au moment de la crise des subprimes.

La dernière fois que Jamie Dimon a touché autant, c'était au moment de la crise des subprimes. - Molly Riley - AFP

Jamie Dimon, le dirigeant de la première banque américaine en termes d'actifs, va toucher près de 30 millions de dollars de rémunération pour 2017, soit son deuxième plus haut salaire depuis 2005.

Jamie Dimon, le PDG de la banque américaine JPMorgan Chase, va toucher 29,5 millions de dollars pour l'année 2017, en hausse de 5,4%, a indiqué l'établissement jeudi dans un document boursier. Cette rémunération se décompose en un salaire de base de 1,5 million de dollars auquel s'ajoutent 28 millions de dollars de bonus et stock-options basés sur la performance de l'établissement.

C'est la deuxième plus grosse rémunération de Jamie Dimon, un des banquiers les plus puissants de Wall Street, depuis qu'il a pris les commandes de JPMorgan en 2005. En 2007, il avait perçu 30 millions de dollars, son record, un an juste avant que ne se propage la crise financière.

L'action gagne 22% sur l'année

JPMorgan, première banque américaine en termes d'actifs, a enregistré en 2017 un bénéfice net de 24,4 milliards de dollars et a reversé 22,3 milliards de dollars à ses actionnaires sous la forme de dividendes et de rachats d'actions. L'action a gagné 22% sur l'ensemble de l'année.

Les autres hauts dirigeants de la banque ont également été gâtés. Marianne Lake, la directrice financière, a vu sa rémunération passer de 12,5 millions de dollars à 13,5 millions. Le patron de la banque d'investissement Daniel Pinto va lui toucher 21 millions de dollars contre 19 millions il y a un an, en dépit d'une performance en demi-teinte du courtage.

La patronne de l'activité de gestion d'actifs Mary Callahan Erdoes va percevoir 19,5 millions de dollars contre 19 millions en 2016, et le patron de la banque de détail, Gordon Smith, 20 millions, contre 19 millions un an plus tôt.

N.G. avec AFP