BFM Business

Le patron de Morgan Stanley prêt à tailler dans les bonus de ses traders

Pour James Gorman, le temps des bonus démesurés est désormais révolu

Pour James Gorman, le temps des bonus démesurés est désormais révolu - -

Le PDG de l’établissement américain, James Gorman, veut réduire ses effectifs ainsi que les rémunérations de ses employés. Il en va, selon lui, de la rentabilité de son établissement.

Morgan Stanley estime que les banquiers de Wall Street sont surpayés! Ce diagnostic émane du patron de la banque lui-même, qui s'exprimait dans une interview donné au Financial Times le vendredi 5 octobre . James Gorman affirme, en effet, que les banques doivent réduire leurs effectifs et les rémunérations.

Ce dernier ne mâche pas ses mots. Pour lui, les salariés sont trop nombreux et trop bien payés. Il dit ainsi "comprendre le discours des actionnaires qui se plaignent des salaires encore trop élevés dans le secteur".

Car James Gorman raisonne bien en termes de rentabilité et de profits. Pour lui, les banques sont en surcapacité, la crise et les régulateurs ayant définitivement changé la donne. Les établissements financiers sont ainsi empêchés de pratiquer certaines activités jugées trop risquées qui généraient auparavant beaucoup de profits.

Un objectif de 10% de retour sur fonds propres

James Gorman estime donc que les établissements n'ont pas le choix. Ils doivent sacrifier les bonus et tailler encore dans leurs effectifs car il en va de leur rentabilité.

Le patron de Morgan Stanley ne le cache pas: il espère renouer avec des niveaux de retour sur fonds propres plus élevés. "Nous générons actuellement 5%, ce qui m'intéresse, c'est de viser les 10%", explique-t-il.

Caroline Morisseau