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Le gouvernement ne veut pas étendre la taxe sur les transactions financières

L'entourage de Bernard Cazeneuve, le ministre du Budget (à gauche), a fait savoir que le gouvernement était défavorable à l'élargissement de la taxe sur les transactions financières.

L'entourage de Bernard Cazeneuve, le ministre du Budget (à gauche), a fait savoir que le gouvernement était défavorable à l'élargissement de la taxe sur les transactions financières. - -

Un amendement avait été déposé la semaine dernière par Christian Eckert (PS) pour que la taxe sur les transactions financières soit élargie aux opérations intra-day. Ce mercredi 16 octobre, le ministère du Budget a fait savoir qu'il y était défavorable.

La taxe sur les transactions financières servira-t-elle finalement à quelque chose? C'était l'objet d'un amendement présenté par la commission des Finances de l'Assemblée, via son rapporteur général, Christian Eckert. Son objectif était d'étendre cette taxe aux opérations intra-day, qui représentent plus de la moitié du volume traité quotidiennement sur Euronext Paris.

Mais, en plein exercice de communication gouvernementale sur la "pause fiscale", l'exécutif ne l'entend pas de cette oreille. "Le gouvernement n'est pas favorable à l'amendement portant sur la TTF, prévoyant de l'élargir aux transactions intra-day", a déclaré à Reuters, ce mercredi 16 octobre, l'entourage du ministre du Budget Bernard Cazeneuve.

"Une telle extension de la taxe française reviendrait à revoir en profondeur la taxe actuelle alors que des négociations communautaires sont en cours, dans lesquelles la France joue un rôle moteur, qui doivent permettre d'aboutir à une taxe harmonisée à l'échelle européenne", se justifie-t-on à Bercy.

Critiques des investisseurs

L'amendement déposé par Christian Eckert a évidemment suscité des critiques de la part des investisseurs comme des intervenants de marché s'inquiètant de son impact.

L'organisation non gouvernementale Oxfam a, au contraire ,salué cet amendement et appelé le ministre de l'Economie et des Finances, Pierre Moscovici, à avaliser cette extension qui "permettrait enfin à la TTF française de remplir pleinement ses deux objectifs : réduire la spéculation financière et fournir des revenus supplémentaires, notamment pour le développement et la lutte contre le changement climatique".

L'examen du projet de loi de finances pour 2014, de son côté, se poursuit à l'Assemblée nationale.

Y. D. avec Reuters