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Grèce: les banques tirent un trait sur 100 milliards

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Au terme de l'accord adopté la nuit dernière par les Etats membres de la zone euro, les banques créancières de la Grèce ont accepté de renoncer à la moitié de ce que leur doit Athènes. Soit 100 milliards d'euros...

La Grèce ne va pas faire faillite. Après 10 heures de sommet à Bruxelles, les 17 pays membres de la zone euro ont arraché un accord avec les banques permettant de sauver Athènes. Ces dernières ont accepté de renoncer à la moitié de l'ardoise que leur doit la Grèce, soit 100 milliards d'euros (sur un total de 200 milliards de créances).

Le niveau de la dette grecque redevient «remboursable»

Quant à l'autre moitié, elles ont obtenu que ce soient les Etats qui la garantissent. Résultat, la dette grecque passe de 160% de son PIB à 120%. Un niveau désormais jugé « remboursable » par le FMI qui s'est félicité de l'accord. De quoi, espèrent les dirigeants européens, calmer les marchés et redonner confiance aux investisseurs. « C'est assurément un accord qui fait plaisir puisque le FMI l'applaudit et que la Banque centrale européenne est derrière », estime François Cholet, analyste chez Montségur Finance. « Mais je reste inquiet car les marchés ne manqueront pas de revenir à l'attaque pour essayer encore une fois de trouver les failles dans cette construction européenne. Car des failles, il n'y en a encore ».