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Zone euro: le chômage explose, l'inflation s'accélère

Le taux de chômage en zone euro a battu un nouveau record en avril.

Le taux de chômage en zone euro a battu un nouveau record en avril. - -

Avec un taux de chômage de 12,2% en avril, la zone euro s'adjuge un bien triste record, vendredi 31 mai. L'inflation, elle, a connu une accélération en mai.

Après les très mauvais chiffres du chômage en France, publiés la veille, ceux de la zone euro n'incitent pas à l'optimisme. Le taux de chômage s'est en effet établi à un nouveau niveau record en avril, à 12,2% de la population active, selon les données publiées vendredi 31 mai par l'office européen de statistiques Eurostat.

Quelque 19,37 millions de personnes étaient au chômage en avril dans les 17 pays de la zone euro, précise Eurostat dans un communiqué.

En un mois, 95.000 personnes sont venues grossir les rangs des chômeurs au sein de l'Union monétaire et environ 1,64 million en un an.

La situation est particulièrement critique en Grèce et en Espagne, deux pays lourdement frappés par la crise, où le chômage touche plus d'un actif sur quatre et plus d'un jeune sur deux.

L'inflation s'accélère, mais reste loin des objectifs de la BCE

De son côté, l'inflation a accéléré en mai, à 1,4% contre 1,2% en avril, a également annoncé vendredi Eurostat dans une première estimation.

Ce chiffre illustre malgré tout le ralentissement de l'inflation depuis l'année dernière: le taux d'inflation était de 2,4% il y a un an, en mai 2012. Il était encore de 2% début 2013.

S'agissant des principales composantes de l'inflation, "l'alimentation, les boissons alcoolisées et le tabac" devraient connaître le taux annuel le plus élevé en mai (3,3% contre 2,9% en avril), suivis des services (1,4% contre 1,1% en avril), des biens industriels hors énergie (0,9% contre 0,8% en avril) et de l'énergie (-0,2% contre -0,4% en avril).

Le chiffre de mai est encore loin des objectifs fixés par la Banque centrale européenne (BCE). Le mandat de la BCE est de maintenir l'inflation proche (mais en-dessous) du seuil de 2% à moyen terme.

Y. D. et AFP