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William Martinet: "Travailler plus, gagner moins et se faire virer plus facilement"

William Martinet, président du syndicat étudiant Unef sur BFMTV le 1er mars 2016.

William Martinet, président du syndicat étudiant Unef sur BFMTV le 1er mars 2016. - BFMTV

Le président de l'Unef a expliqué mardi soir sur BFMTV, les raisons qui poussent son syndicat étudiant à maintenir la journée de mobilisation le 9 mars contre la loi Travail.

Il assure que les étudiants ont très bien compris le contenu de la loi Travail. William Martinet, président de l'Unef, était l'invité d'Olivier Truchot mardi soir dans BFM Story. Le représentant du premier syndicat étudiant de France a expliqué pourquoi la journée de mobilisation du 9 mars était maintenue malgré le report de l'examen du projet de loi Travail de Myriam El Khomri.

"On nous explique que ce report de 15 jours, ça va être pour expliquer et lever les incompréhensions. C'est un message qu'on veut envoyer au Premier ministre, ce projet de loi on l'a très bien compris. Il a circulé sur Internet, on sait, c'est 52 articles, ça veut dire quoi: travailler plus, gagner moins et se faire virer plus facilement", a-t-il avancé.

Pour lui ce report est plutôt une "bonne nouvelle". Le Premier ministre "nous disait il y a quelques semaines qu'il était déterminé et la ministre du Travail faisait une allusion à peine voilée au 49.3 pour imposer le projet à l'Assemblée nationale". Grâce à la contestation qui monte, "notamment sur Internet", le gouvernement fait machine arrière.

E. M.