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Virgin : nouveau sursis pour les salariés

Les 960 salariés espèrent l’engagement de Lagardère, actionnaire du groupe Virgin à 20%.

Les 960 salariés espèrent l’engagement de Lagardère, actionnaire du groupe Virgin à 20%. - -

Alors que le tribunal de commerce de Paris a rejeté des offres de reprise partielles, l’instance a accordé jeudi un nouveau sursis aux 960 salariés de la chaîne de distribution de produits culturels. Ces derniers espèrent encore en une offre de reprise sérieuse d'ici au 5 juin.

Le tribunal de commerce de Paris a accordé jeudi un nouveau sursis aux 960 salariés du groupe Virgin, qui espèrent encore en une offre de reprise sérieuse. Le tribunal a rejeté les offres de reprise - partielles - encore en lice et fixé un nouveau délai, le 5 juin, pour le dépôt d'éventuelles nouvelles offres, a-t-on appris de source syndicale. L’instance se donne jusqu'au 10 juin pour l'examen de propositions. « Aucune des offres examinées jeudi n'étaient socialement satisfaisante », a-t-on dit de source syndicale.
Le spécialiste des loisirs créatifs Cultura proposait de reprendre les magasins d'Avignon (17 postes) et Marseille (35 postes), tandis que le groupe de prêt-à-porter Vivarte (La Halle aux Chaussures) s'engageait pour dix magasins et 200 postes. La société française de loisirs créatifs Rougier et Plé a retiré la semaine dernière l'offre la plus sérieuse - 11 magasins et 285 postes - en raison d'un désaccord avec les bailleurs. Aucune offre ne concerne le coûteux magasin des Champs-Elysées (184 salariés), vaisseau amiral du groupe.

Se tourner vers Lagardère

Les salariés ont obtenu ce jeudi l'engagement de Butler Capital Partners, actionnaire principal de Virgin, de verser deux millions d'euros au titre du plan de sauvegarde de l'emploi (PSE), contre un million d’euros initialement prévus. « Maintenant, on va se tourner vers Lagardère. Au vu de la catastrophe sociale qui s'annonce, ils pourraient faire un peu plus », a déclaré Sylvain Alias, délégué Sud. Lagardère, actionnaire à peu près de 20% de Virgin, a proposé de reclasser 80 salariés.

« L’attente est longue »

La présidente de Virgin, Christine Mondollot, a déclaré à la sortie de l'audience que cette décision était « sage, car elle permet, avec quelques jours de travail de plus, d'améliorer les offres » existantes. « Cela va dans le sens de l'intérêt des salariés », même si pour eux « l'attente est longue » et « la vie quotidienne est difficile ». Christine Mondollot déclare en revanche ne pas croire qu'un nouveau repreneur pourrait se manifester d'ici au 5 juin. Une opinion visiblement partagée par les syndicats, Guy Olharan (CGT) indiquant ne « pas attendre le chevalier blanc », mais saluant un délai qui va permettre « d'améliorer les choses ».
Victime de l'effondrement des marchés physiques du disque, du DVD et du livre et de la concurrence d'internet, l’enseigne Virgin avait été placée en redressement judiciaire le 14 janvier dernier.

Claire Béziau, avec agences