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Stress au travail : quelles sont les régions les plus touchées ?

Une plaquette de médicament déposée sur un espace de travail.

Une plaquette de médicament déposée sur un espace de travail. - Olivier Laffargue - BFMTV

L'enquête The Workforce View in Europe 2019, réalisée par ADP, montre que l’Ile-de-France n’est pas forcément la région la plus impactée par ce fléau…

Près d’un salarié français sur cinq (19%) subit un stress quotidien au travail. C’est un des résultats d’une vaste enquête européenne menée par ADP (Automatic Data Processing), le leader mondial des solutions de gestion du capital humain.

Si la question n’est pas nouvelle, les solutions peinent à être trouvées. Ainsi, 31% des Français pensent que leur employeur ne s’intéresse pas du tout à leur bien-être psychologique et 41% affirment que leur intérêt n’est que superficiel. Ces deux chiffres sont d’ailleurs supérieurs à ceux de la moyenne européenne.

Les jeunes, plus enclins à en parler

Et rien ne semble véritablement être mis en place pour répondre à ce fléau. « 32% des collaborateurs déclarent ne pas être suffisamment à l’aise pour l’évoquer dans un cadre professionnel » indique l’étude. Pire, à peine 11% d’entre eux oseraient informer les Ressources Humaines de ce stress.

Du côté des tranches d’âge, les jeunes générations sont plus enclines à communiquer de leurs problèmes avec leur hiérarchie. Parmi les personnes âgées de 16 à 34 ans, plus des trois quarts (79 %) se disent prêtes à soulever un problème de bien-être au travail s’il se présentait, contre seulement 61 % des plus de 55 ans.

Contre toute attente, ce n’est pas en Ile-de-France que les salariés sont les plus stressés. C’est d’abord dans le sud-ouest que le taux est le plus important (24%), suivi du Centre (22%) et enfin la région parisienne (20%). De l’autre côté du spectre, l’Ouest et le Nord s’en tirent mieux avec 16% de salariés qui se déclarent stressés.

« Les problèmes de mal-être au travail sont souvent causes d’absentéisme, de recul de la performance, de burn-out parfois et il n'y a aucune raison de ne pas les aborder de face et de ne pas les traiter de la même façon que les maladies physiques » indique Carlos Fontelas de Carvalho, Président d’ADP en France et en Suisse.