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Si votre job vous rend malheureux, c'est que vous vieillissez

Les moins de 35 ans sont le splus heureux dans leur job.

Les moins de 35 ans sont le splus heureux dans leur job. - StarupStockPhotos- CC

Seulement 8% des 18-34 ans se déclarent malheureux dans leur travail, selon une étude Robert Half. Il sont deux fois plus nombreux parmi les 35-49 ans. En cause: des responsabilités qui pèsent sur le moral ou, à l'inverse, le sentiment d'avoir raté sa carrière.

De tous les salariés, quels sont ceux qui, le matin, arrivent avec le plus d'entrain au boulot, heureux de s'atteler à une journée où ils vont avoir la satisfaction de se réaliser? Les Millennials, selon une étude réalisée par Robert Half auprès de 24.00 travailleurs. Les 18-34 sont ceux qui affichent le taux de satisfaction le plus élevé: seulement 8% se disent malheureux dans leur travail. En revanche, le nombre des insatisfaits grimpe avec le temps: parmi les 35-49 ans, 16% se disent malheureux dans leur travail. Et ils sont plus de un sur six chez les plus de 55 ans.

Comment expliquer cette montée en puissance du spleen des salariés au fur et à mesure qu'ils avancent en âge? Apparemment, ceux qui débutent leur carrière ont des attentes moins élevées. Ils sont heureux de s'investir et se sentent valorisés du fait d'appartenir à une équipe. Mais au fil des ans, leur vision du monde de l'entreprise et leurs attentes évoluent.

Des compétences qui méritent d'être valorisées

Les salariés se rendent comptent qu'ils n'ont pas forcément obtenu le retour qu'ils attendaient de leur investissement. Parmi les 35-49 ans, nombreux sont ceux qui sont déçus de ne pas avoir vu leur carrière progresser comme ils l'auraient souhaité. Ou à l'inverse, ils ont des postes à responsabilités, ce qui engendre un niveau de stress élevé pesant sur leur bien-être au travail. Les plus de 35 ans sont aussi inquiets de voir arriver dans l'entreprise des collègues plus jeunes, qui risquent d'empiéter sur leurs domaines de compétences, voire prendre du galon plus vite qu'eux.

Il n'est donc pas étonnant que de nombreux cadres décident en milieu de carrière de changer du tout au tout et de se tourner vers où ils se retrouvent plus en adéquations avec leurs attentes, notamment en entamant une conversion dans l'artisanat.

Le cabinet Robert Half souligne que les entreprises devraient plus prendre en compte le mal-être perçu par les cadres expérimentés. En effet, ils ont des compétences qui mériteraient d'être plus valorisées.

C.C.