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Savoir rebondir après un licenciement pour faute

Après un licenciement pour faute, il est essentiel de prendre le temps de faire le point sur ses erreurs avant de partir à la conquête d'un nouvel employeur.

Après un licenciement pour faute, il est essentiel de prendre le temps de faire le point sur ses erreurs avant de partir à la conquête d'un nouvel employeur. - Eric Piermont - AFP

Une erreur de parcours, cela peut arriver à tout le monde. Mais pour que votre carrière ne soit pas stoppée par un tel licenciement, voici quelques conseils pour convaincre un futur employeur que vous avez beaucoup à lui apporter.

Un licenciement n'est pas facile à vivre. Mais s'il est simple d'expliquer à un recruteur que vous avez fait partie d'une "charrette", il n'en est pas de même lorsque vous avez été licencié pour faute. Que ce soit parce que vous avez refusé d'accomplir une mission ou que vous ayez eu des altercations verbales avec vos supérieurs, il va falloir apprendre à vivre avec cet incident de parcours. 

Avant tout, il faut prendre le recul nécessaire par rapport à cette faute, et se questionner sur ce qui vous a conduit à agir ainsi. "Il faut se demander si ses propres valeurs sont en phase avec celles de l'entreprise, avec celles du secteur dans lequel j'exerce. Cela doit permettre d'orienter ses recherches futures pour éviter de se retrouver dans la même situation", explique Bérangère Touchemann, coach de carrière, et fondatrice du cabinet Touchemann&co. Ce qui peut amener aussi à envisager sa carrière de manière différente, en optant pourquoi pas pour le statut freelance ou encore en optant pour une reconversion.

Reconnaître ses erreurs

En tout cas, il faut s'accorder le temps de la réflexion. Comme après tout licenciement, il ne faut pas hésiter à prendre le temps de se poser pour faire le deuil de son ancien job. A défaut, lors des entretiens d'embauche que vous décrocherez, votre discours sur votre dernier poste risque de laisser transparaître une certaine aigreur ou bien une gêne. Autant dire que les recruteurs hésiteront à porter un avis favorable à votre candidature.

Mais la question centrale est de savoir s'il faut jouer franc jeu avec le recruteur. "Il faut être honnête sur son parcours et dire la vérité", assure Bérengère Touchemann. Même si le recruteur ne pose pas précisément la question sur le motif qui vous a conduit à quitter votre poste précédent, il faut le mentionner. Mieux vaut qu'il l'apprenne par vous qu'en effectuant des recherches sur les réseaux sociaux ou bien lors de la vérification de vos références.

Miser sur son énergie et son envie de rebondir

Mais comment présenter la chose? Le discours doit être rôdé, et ne doit surtout pas être à charge de l'ancien employeur. "Il faut prendre sa part de responsabilité " conseille Bérangère Touchemann et faire amende honorable. "Il faut se montrer lucide sur ses actes, et montrer que l'on veut aller de l'avant, que l'on a compris la leçon", ajoute la coach. Par exemple, vous occupiez un poste de commercial à l'international et vous aviez été recruté pour votre maîtrise du chinois? Mais quand votre entreprise a voulu démarcher dans ce pays, votre mensonge a été découvert. C'est l'occasion de souligner lors de l'entretien que vous vous êtes mis à apprendre cette langue.

Il faut tout mettre en œuvre pour rassurer le recruteur et déclencher le coup de cœur. "Ils reçoivent à la chaîne des candidats qui ont tous le même discours. Un recruteur peut être séduit par quelqu'un qui a un parcours atypique, qui montre qu'il sait évoluer et qui fait preuve d'une belle énergie" assure Bérangère Touchemann. Pour avoir plus de chances de faire cette rencontre fructueuse, il faut aussi peut être cibler les entreprises connues pour leur ouverture d'esprit et leur flexibilité. Autrement dit plutôt une start-up qu'une grande entreprise institutionnelle.

Coralie Cathelinais