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La quarantaine, un moment décisif pour réussir sa carrière

Pour certains, la quarantaine est l'heure des changements :  20% ont envie de se reconvertir et 10% ont envie d'aller mettre  leur expérience au service d'une autre entreprise.

Pour certains, la quarantaine est l'heure des changements : 20% ont envie de se reconvertir et 10% ont envie d'aller mettre leur expérience au service d'une autre entreprise. - Gadini - CC

Arrivé au milieu de la vie professionnelle, le rapport au travail change. 35% des quadragénaires souhaitent donner plus d'importance à leur vie privée, selon un sondage réalisé pour les Éditions Tissot. Pour d'autres, c'est le moment idéal de se former pour monter en compétences, ou bien d'envisager une reconversion.

La crise de la quarantaine se joue aussi au boulot. 77% des salariés considèrent que ce cap change leur rapport au travail, selon un sondage réalisé par Opinionway pour les Éditions Tissot (1). Hommes et femmes partagent à parts égales ce sentiment.

Alors comment ces quadragénaires voient leur vie professionnelle? Déjà, elle ne doit plus être le centre de leurs préoccupations. 35% pensent qu'il est temps de donner plus d'importance à leur vie privée. C'est peut-être lié au fait que 20% sentent une montée de la démotivation dans l'accomplissement de leur job.

Pour 30%, le changement de la quarantaine se manifeste par une envie de bien-être dans leur travail, et tout autant mettent en avant les erreurs qu'ils évitent désormais grâce à l'expérience acquise. D'ailleurs, 14% ont envie de transmettre leur savoir. 9% se sentent plus dans l'écoute et veulent collaborer davantage avec leurs collègues. Ou encore, pour 5%, ils ont envie de se tourner vers le management participatif.

Pour certains quadras, c'est aussi l'heure du changement. 20% ont envie de se reconvertir, 10% ont envie d'aller mettre leurs compétences et leur expérience au service d'une autre entreprise.

L'aisance financière, signe de réussite

Mais au final, la quarantaine est-elle un moment décisif pour réussir sa vie professionnelle? 56% des sondés le pensent. Pour 40%, la réussite se traduirait par une certaine aisance financière, qui leur permettrait de ne plus avoir à jeter des regards angoissés sur le solde de leur compte en banque. Pour 26%, ils s'estimeraient avoir réussi s'ils n'avaient plus à se stresser pour leur avenir professionnel et pour 21%, c'est le fait de se sentir définitivement à l'abri du chômage. Pour certains, la réussite se traduirait par un changement radical: 17% aimeraient vivre de leurs passions, et 6% d'entre eux souhaiteraient racheter leur entreprise pour devenir le boss de leur boss. Certains sont plus rancuniers encore: 6% voudraient racheter leur boîte et se faire un plaisir de virer leur boss.

À l'inverse, quels seraient les signes d'une carrière qui ne tient pas ses promesses? Un job où on s'ennuie arrive en tête, cité par 49% des sondés, ou bien où l'on est stressé pour 37%. Autre preuve d'échec: un poste où l'on n'a plus aucune possibilité d'évolution, un cas cité par 28% des personnes interrogées. Il y a aussi l'aspect matériel: 13% des sondés estiment avoir raté leur carrière s'ils n'ont pas pu acheter leur logement, 11% si leur salaire est inférieur à celui de leur entourage et 8% s'ils se sentent toujours incapables de demander une augmentation. Ils sont aussi 2% à estimer que ne pas avoir de voiture de fonction est le signe qu'ils ont raté leur carrière.

(1) Échantillon de 1049 salariés issu d’un échantillon de 2.135 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

C.C.