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L'âge, le motif de discrimination le plus redouté

Les femmes craignent plus que les hommes la discrimination au travail.

Les femmes craignent plus que les hommes la discrimination au travail. - Concord90 - Pixabay

55% des salariés craignent d'être discriminés sur leur lieu de travail. Et femmes comme hommes ont peur que leur âge soit un problème.

55% des salariés redoutent une discrimination sur leur lieu de travail. L'année dernière, ce taux atteignait 56%, selon le cinquième baromètre national de "perception de l'égalité des chances", TNS Sofres pour le Medef. Mais tandis que les hommes semblent moins craindre d'être discriminés que l'an dernier (-4 points à 51%), les femmes ont de plus en plus d'inquiétudes à cet égard (+4 points à 61%). L'écart entre les deux (10 points) est le plus fort depuis cinq ans.

Pour les femmes comme pour les hommes, l'âge est désormais le motif de discrimination le plus redouté: 36% des salariées interrogées citent ce motif, sept points de plus qu'en 2015, comparé à 37% des hommes. Les femmes craignent également d'être discriminées en raison de leur genre (29%), de leur situation familiale (22%), de leur état de santé (20%), de leur apparence physique ou encore de leur niveau de diplôme (18%). Chez les hommes, 21% citent le niveau de diplôme et 18% l'apparence physique, juste derrière l'âge.

Importance du respect des diversités

Cependant, 77% des salariés (+5 points en un an) pensent que le respect des diversités et l'égalité des chances est prioritaire ou important pour leur entreprise, et 75% (+5 points) que l'équilibre vie privée/vie professionnelle est prioritaire ou important.

Si seuls 6% des salariés (hommes et femmes confondus) estiment qu'ils pourraient être victimes de discrimination en raison de leurs convictions religieuses, on ne peut pas pour autant conclure à un "non-sujet" pour l'entreprise, note le Medef dans sa synthèse.

"L'indice de facilité de carrière" (perception des chances d'être recruté dans une entreprise, d'occuper un poste en contact avec la clientèle ou à haute responsabilité) progresse ainsi pour tous les profils cités (personne homosexuelle, noire, mère d'enfants en bas âge, plus de 50 ans, obèse, handicapée ...), sauf pour les personnes portant un signe religieux visible (-3 points à 52%). Seuls 56% des salariés jugent facile d'aborder leurs convictions religieuses en entreprise (-5 points).

D. L. avec AFP