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Valls défend la simplification des minimas sociaux

Manuel Valls tacle la droite au passage

Manuel Valls tacle la droite au passage - Éric Feferberg - AFP

Le Premier ministre a publié ce mercredi 21 septembre une tribune sur Facebook dans laquelle il revient sur les mesures qu'il a annoncées lundi et défend la piste d'un revenu universel.

Manuel Valls utilise Facebook pour défendre ses mesures. Le Premier ministre vante la simplification et l'extension des minimas sociaux, avec une "allocation unique" et "à partir de 18 ans", dans une tribune publiée ce mercredi matin sur le réseau social.

Dans ce texte, le Premier ministre revient sur une "piste" qu'il avait déjà relancée la semaine dernière d'un "revenu universel", qu'il définit comme "une allocation unique, ouverte à tous, à partir de 18 ans, pour remplacer la dizaine de minima sociaux existant".

"Renforcer le modèle social"

Le gouvernement "engagera un dialogue avec tous les acteurs pour construire une réponse souple, plus simple et donc plus efficace, qui prenne en compte les situations individuelles", écrit-il, sans plus de précision sur un calendrier ou les acteurs concernés.

"Je crois que ce débat doit être ouvert. Pour aller plus loin ! Pour renforcer notre modèle social !", plaide-t-il. Le revenu de solidarité active (RSA), héritier du RMI, peut déjà sous condition être versé à des jeunes de moins de 25 ans, une réforme adoptée sous le quinquennat Sarkozy et confortée par la gauche.

Le Premier ministre a annoncé lundi via Matignon quelques mesures réformant les minima sociaux, mais la piste du revenu universel évoquée par Manuel Valls en avril et plus récemment ne pourra pas être mise en place avant la présidentielle, selon son entourage.

Pique à l'égard de la droite

Dans sa tribune, le Premier ministre s'en prend à nouveau au discours sur "l'assistanat" et les "assistés", régulièrement porté à droite.

"Je n'accepte pas que l'on traite 'd'assistés' plus de 8 millions de nos compatriotes - jeunes qui cherchent un emploi, salariés modestes ou en formation, retraités avec des petites pensions", écrit le Premier ministre dans sa tribune.

"Je n'accepte pas que l'on pointe du doigt les plus faibles, car c'est faire injure à des femmes, des hommes, des enfants pour qui la vie est dure. C'est faire injure, aussi, à notre République, en l'amputant d'une valeur essentielle: la solidarité", juge le locataire de Matignon, qui souhaite ouvrir des pistes et des débats à l'approche de la présidentielle.

Parmi les candidats à la primaire de la droite, l'ex-président Sarkozy a par exemple proposé fin août que les jeunes sans emploi ou formation soient soumis à un service militaire obligatoire "où il apprendra à se lever tôt".

J.M. avec AFP