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Un juge de Pontoise poussé au suicide par la charge de travail

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PARIS (Reuters) - Le juge français Philippe Van Tran, qui s'est suicidé en septembre dernier, a dénoncé dans une lettre la charge de travail qui lui...

PARIS (Reuters) - Le juge français Philippe Van Tran, qui s'est suicidé en septembre dernier, a dénoncé dans une lettre la charge de travail qui lui incombait, selon une lettre publiée jeudi par le site internet du Nouvel Observateur.

Le juge d'instruction de Pontoise (Val d'Oise) suivait 150 dossiers, dont 90 affaires criminelles, précise le site, alors que les magistrats français mènent une journée d'action pour protester contre la mise en cause de leur travail par Nicolas Sarkozy.

"J'ai tout donné à la justice et à la magistrature (...) On dit que je suis incompétent pour gérer mon cabinet alors qu'avec la meilleure volonté du monde, il est impossible de faire face à la charge de travail", écrit Philippe Van Tran.

"Alors, je préfère en finir, car me battre contre ma hiérarchie pour faire valoir mes moyens de défense me semble vain", ajoute-t-il.

La magistrat, en butte à sa hiérarchie après une première tentative de suicide, évoque également le manque de soutien de ses collègues.

"Personne ne vous félicite quand tout va bien et que vous vous épuisez au travail. On m'accable de tous ces maux et mes propres collègues ne m'ont soutenu qu'en apparence", dit-il.

Selon nouvelobs.com, le magistrat avait d'abord tenté de s'emparer de l'arme d'un policier en service au tribunal de Pontoise. Puis il s'est jeté sous les roues du RER le 16 septembre, à la veille d'un rendez-vous avec le médecin du travail.

Gérard Bon, édité par Yves Clarisse