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Un contrat de travail plus souple, les Français sont pour

Le code du travail pèse trop lourd pour Manuel Valls

Le code du travail pèse trop lourd pour Manuel Valls - Fred Tanneau - AFP

57% des Français approuvent cette réforme que prépare actuellement Matignon. Ils font également plus confiance aux partenaires sociaux qu'aux politiques pour mettre en place des mesures efficaces.

Clairement Manuel Valls peut se frotter les mains. Le Premier ministre planche actuellement sur une réforme du code du travail qu'il compte assouplir pour laisser plus de marges de manœuvre aux partenaires sociaux.

La dernière enquête d'Odoxa pour BFM Business - Challenges - Aviva montre en effet que les Français semblent dans leur majorité approuver le cap défini par le Premier ministre. 75% des Français interrogés sont ainsi favorables à une réforme du code du travail.

Et même s'il n'est pas sûr que le gouvernement aille aussi loin, une majorité d'entre eux (57%) sont pour que le gouvernement rende le contrat de travail plus flexible, "même si cela signifiera probablement moins de protection pour ceux qui sont en CDI".

Chiffre d'autant plus intéressant que selon Odoxa, même les sympathisants de gauche sont favorables (53%) à cette mesure qui est partout considérée comme un totem par bons nombres de cadres du PS.

Une certaine défiance

"Ces résultats conforteront sans doute aux yeux du Président la stratégie 'Valls-Macron' consistant à accélérer le tournant social-libéral de la politique menée par le gouvernement plutôt qu’à écouter ceux qui, depuis la Rochelle lui rappellent à son catéchisme socialiste", analyse Gaël Sliman, président d'Odoxa.

Néanmoins l'étude d'Odoxa montre aussi une certaine défiance de la part des Français. En effet, deux-tiers des personnes interrogées (66%) croient davantage à la négociation syndicats-patronats qu'à l'Etat et le Parlement (32%) pour mener des réformes économiques efficaces. Ce même chez les sympathisants de gauche (60%). Ce qu'Odoxa interprète comme "un autre signe de conversion des Français à un plus grand libéralisme économique".

J.M.