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Travail : patronat et syndicats sont au pied du mur

Au nom du Medef, Laurence Parisot, qui, un temps, a menacé de ne pas participer aux négociations, veut davantage de flexibilité dans le droit du travail au profit des employeurs.

Au nom du Medef, Laurence Parisot, qui, un temps, a menacé de ne pas participer aux négociations, veut davantage de flexibilité dans le droit du travail au profit des employeurs. - -

Syndicats et patronat se retrouvent, ce jeudi 4 octobre, pour la première séance de négociations sur la "sécurisation de l'emploi". Le gouvernement leur a donné trois mois pour arriver à un accord. L'occasion de passer en revue -et en photos- les objectifs poursuivis par chaque participant.

Faciliter les plans sociaux et le chômage partiel en cas de difficultés d'une entreprise, limiter le recours aux CDD, réformer les licenciements économiques... Le menu des négociations entre partenaires sociaux qui s'engagent ce matin au siège du Medef est copieux. Mais l'objectif est clair: adapter le code du travail à la situation du marché de l'emploi qui se détériore de mois en mois sous l'effet de la conjoncture économique.

Sauf que sur ces sujets, Laurence Parisot, la présidente du Medef, François Chérèque, le patron sortant de la CFDT ou Bernard Thibault, son homologue de la CGT, n'ont pas du tout la même approche. L'Elysée et le gouvernement, quant à eux, espèrent un accord avant la fin de l'année sous peine de devoir intervenir par voie législative ou réglementaire. C'est en tout cas la menace lancée par François Hollande dans son intervention télévisée du 9 septembre dernier.

Pour le gouvernement, cette négociation s'ouvre alors qu'il doit en parallèle définir sa stratégie en matière d'amélioration de la compétitivité des entreprises françaises. Lundi, Louis Gallois, l'ancien patron d'EADS, doit lui remettre un rapport comportant des pistes pour y parvenir.

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