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Thierry Repentin: en Europe, la France fait preuve de "fermeté tranquille"

Thierry Repentin, le ministre délégué aux Affaires européennes, était l'invité de BFM Business, mercredi 26 juin.

Thierry Repentin, le ministre délégué aux Affaires européennes, était l'invité de BFM Business, mercredi 26 juin. - -

Le ministre des Affaires européennes était l'invité de BFM Business, mercredi 26 juin. Il a notamment évoqué la polémique entre la Commission européenne et la France, mais aussi le chômage des jeunes, à la veille du sommet qui y est consacré.

C'est peut-être l'un des seuls bénéficiaires de l'affaire Cahuzac. Anciennement ministre délégué à la Formation professionnelle, Thierry Repentin a en effet profité du "transfert" de Bernard Cazeneuve au Budget, pour se voir attribuer les Affaires européennes.

Invité de BFM Business, merdredi 26 juin, il a d’abord évoqué la polémique entre la Commission européenne et la France, après les propos d’Arnaud Montebourg qualifiant José Manuel Barroso de "carburant du FN".

Sans désavouer son collègue de Bercy, Thierry Repentin n’a pas voulu en rajouter même si certains responsables européens, selon lui, "par certaines déclarations laissant penser que les Etats sont enkystés, jettent parfois le discrédit sur des hommes politiques".

Il s’est également défendu de vouloir, avec le gouvernement, mettre en place une certaine dose de protectionnisme lors des négociations entre l’UE et les Etats-Unis. "Le protectionnisme, c’est se défendre avec des barrières qui empêche la concurrence. Nous nous attachons simplement à ne pas remettre en cause certains de nos choix de société". Il a défendu une attitude de la France qu’il définit comme de la "fermeté tranquille".

Des dispositifs suffisants ?

Puis le ministre a abordé le délicat problème du chômage des jeunes en Europe.
A l’aube d’un sommet européen sur ce thème, jeudi 27 et vendredi 28 juin, il s’est livré à un passage en revue des dispositifs en place pour y faire face.

Les six milliards d’euros sur sept ans "qui seront débloqués en 2014-2015 pour faire effet de levier", mais aussi les crédits de recherche et développement "qui ont augmenté de 40%", le "pacte de relance de 120 milliards d’euros", et enfin le "pacte de croissance" avec la Banque européenne d’investissement, présenté jeudi dernier en France.

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Y. D.