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Spanghero: l'offre de reprise du cofondateur retenue par le tribunal de commerce

90 emplois sur 230 sont sauvés via cette décision

90 emplois sur 230 sont sauvés via cette décision - -

Le tribunal de commerce de Carcassonne a accepté, ce vendredi 5 juillet, l'offre de reprise déposée par Laurent Spanghero. Celle-ci préserve 90 emplois sur les 230 que compte le groupe.

Spanghero va limiter la casse. Le tribunal de Commerce a accepté, ce vendredi 5 juillet, l'offre de reprise de la société déposée par le cofondateur de l'entreprise.

Ce dernier est le fondateur du groupe, qu'il a cédé en 2009 à la coopérative basque Lur Berri. Il est soutenu par un promoteur immobilier de Narbonne, Jacques Blanc, et une société d'investissement, Investeam.

Une autre offre, déposée par les entreprises Delpeyrat et Deveille et soutenue par une partie des salariés, avait été jugée irrecevable par le tribunal le 2 juillet dernier.

Le projet de Laurent Spanghero prévoit la sauvegarde 90 d'emplois, sur les 230 que compte l'entreprise. Il est aussi prévu d'abandonner la marque Spanghero. Mauvaise image, perte de confiance des consommateurs, celle-ci est boycottée depuis le scandale de la viande de cheval.

200.000 euros de pertes par semaine

La société est accusée d'avoir revendu sciemment du cheval à la place de boeuf à des entreprises produisant elles-mêmes des plats cuisinés pour de grandes marques ou de grands distributeurs.

L'entreprise de Castelnaudary avait été placée le 19 avril en liquidation judiciaire avec la possibilité de poursuivre ses activités pendant trois mois. L'usine perdrait 200.000 euros par semaine depuis le début du scandale.

Julien Marion avec Reuters