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Jour décisif pour l'avenir de Spanghero

L'avenir des 240 employés de Spanghero se joue ce vendredi 5 juillet.

L'avenir des 240 employés de Spanghero se joue ce vendredi 5 juillet. - -

Le tribunal de commerce de Carcassonne se prononcera, ce vendredi 5 juillet, sur l'offre de reprise portée par Laurent Spanghero et ses associés. Ce projet prévoit la sauvegarde d'une centaine d'emplois et un changement de marque devenu nécessaire pour retrouver la confiance des clients.

L'avenir de Spanghero se joue ce vendredi 5 juillet. Le tribunal de commerce de Carcassonne se prononce sur la seule offre de reprise retenue, celle de son cofondateur, Laurent Spanghero. Si elle n'est pas retenue, l'entreprise fermera ses portes.

Le projet prévoit la sauvegarde d'une centaine d'emplois, sur les 240 que compte l'entreprise. Il est aussi prévu d'abandonner la marque Spanghero. Mauvaise image, perte de confiance des consommateurs, celle-ci est boycottée depuis le scandale de la viande de cheval.

Une montée en gamme des produits

Les ventes sont au niveau zéro. L'idée est de développer de nouvelles marques comme " les saveurs occitanes" qui ne renvoient pas à l'affaire.

En complément, une campagne d'informations sur la provenance des produits serait lancée: que des producteurs locaux, que des viandes estampillées et contrôlées. Le groupe opérerait une montée en gamme, à l'image du cassoulet vendu au rayon frais et baptisé "Grand Cru".

Un délai de paiement accordé par les banques

"Rien n'est gagné", avoue Laurent Spanghero, également ancien capitaine du Racing club de Narbonne.

Mais il assure que les enseignes de la grande distribution sont derrière lui, prêtes à faire affaire avec la société pour leurs marques distributeurs. Les banques créancières lui auraient également accordé un délai de paiement de deux ans pour régler la dette qui s'élève aujourd'hui à 10 millions d'euros.

Hélène Cornet