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Salaires: des prévisions peu encourageantes pour 2015

La faible inflation explique, en partie, le peu de hausses à venir.

La faible inflation explique, en partie, le peu de hausses à venir. - Mychele Daniau - AFP

En 2015, les entreprises ne devraient augmenter les salaires que de 2% en moyenne, selon une étude Deloitte publiée ce 8 septembre. C'est moins qu'au plus forte de la crise en 2008.

L'année 2015 ne sera pas celle des fortes augmentations de salaires. Les entreprises restent "extrêmement prudentes" en France et prévoient d'augmenter les salaires de seulement 2% en 2015, selon une enquête du cabinet Deloitte dévoilée ce lundi 8 septembre.

Les prévisions d'augmentations globales (générales et individuelles) sont "dans une tendance proche" de celle de 2014, note le cabinet de conseil. "Même au plus fort de la crise économique en 2008, les entreprises envisageaient des augmentations autour de 2,4% (contre 3,3% en 2008 avant la crise économique)", souligne-t-il.

Selon Deloitte, une partie de l'explication est à chercher du côté du faible niveau d'inflation, tombée à 0,5% en France en juillet sur douze mois. Selon le niveau de responsabilité des salariés, les budgets prévisionnels varient de 1,9% pour les non-cadres à 2,25% pour les cadres supérieurs.

Baisse de l'épargne salariale

Lueur d'espoir pour les salariés français, les concrétisations en 2014 ont été nettement meilleures que ce que les entreprises envisageaient en début d'année: 2,6% au lieu des 2% prévus. Cette hausse ne tient pas compte de l'évolution de l'épargne salariale (intéressement et participation), qui accuse une baisse de 5 à 10% entre 2013 et 2014, selon les calculs de Deloitte.

L'étude relève "des différences faibles entre les secteurs", même si ceux "de l'énergie et de l'assurance se positionnent nettement au-dessus des autres". La taille des entreprises est en revanche source d'écarts sensibles. Celles de moins de 1.000 salariés ont ainsi offert en 2014 davantage (+2,6%) que les plus grandes (+2%) à leurs salariés non-cadres.

Pour les cadres, la différence se creuse (+2,7% et 1,9%). Deloitte a établi ses prévisions sur la base d'un sondage réalisé fin août auprès d'une centaine de sociétés et son enquête sur les rémunérations repose sur un panel de près de 350 entreprises et 750.000 données individuelles.

D. L. avec AFP